Mobilisation 2013
Des enseignants de
qualité sont indispensables pour une éducation de qualité, cette dernière étant à la base de tout processus de développement. C’est ce qui a été rappelé lors de la Conférence de haut niveau de
l’Union européenne autour de l’éducation et du développement qui s’est tenue le 23 mai dernier à Bruxelles.
Les commissaires européens, les ministres nationaux et les personnalités ont réaffirmé l’importance d’une formation solide pour les enseignant(e)s afin d’atteindre une éducation de qualité. Le
but de cette conférence était notamment de s’assurer que l’éducation doit occuper une place centrale dans l’agenda du développement post 2015.
En effet, ne l’oublions pas, aujourd’hui :
- 61 millions d’enfants ne sont toujours pas scolarisés
- 225 millions d’enfants n’atteignent pas le niveau élémentaire ou n’acquièrent pas les compétences de base en lecture et en calcul
- 775 millions d’adultes sont illettrés.
En ce sens, lors de la conférence, Andris Pielbags, commissaire européen chargé du développement, a rappelé « Nous nous sommes rassemblés aujourd’hui pour accentuer nos efforts dans le domaine de
l’éducation et transformer les défis en opportunité » plaçant ainsi l’éducation au cœur de l’agenda. En effet, l’éducation est le meilleur investissement possible contre l’exclusion, les
inégalités et la pauvreté. Comme le déclare Andris Pielbags : « On estime que si tous les enfants des pays pauvres pouvaient lire, la pauvreté mondiale reculerait de 12%. Chaque dollar
investi dans l’éducation et les compétences génère un bénéfice au moins dix fois plus élevé pour la croissance économique. L’éducation est la clé de la constitution d’une nation, de la prévention
des conflits, du développement démocratique et de la citoyenneté active. »
Androulla Vassiliou, commissaire européenne en charge de l’éducation, de la culture, du multilinguisme et de la jeunesse, a mis l’accent sur l’alphabétisation en déclarant
qu’ « elle est la clef qui ouvre les portes vers l’apprentissage continu, la connaissance de tout ce qui se passe dans le monde et l’appartenance à part entière à une communauté. »
Ne l’oublions pas, l’Europe connaît elle aussi des problèmes d’alphabétisation : un élève sur cinq et plus de 73 millions d’adultes ne savent ni lire, ni écrire correctement.
Pour lutter contre ces fléaux, il est nécessaire que tout un chacun puisse bénéficier d’une éducation de qualité qui va de pair avec la formation et la qualification des enseignants. Cette
reconnaissance de l’enseignant passe à la fois par son statut, une formation professionnelle initiale et continue solide, la possibilité de pouvoir de se syndiquer, des conditions de travail et
un salaire décent ainsi qu’une valorisation et une certaine reconnaissance par la société civile.
Ensemble mobilisons pour que chaque enfant ait droit à un enseignant!
Plus d’infos ici
Retrouvez ici la Lettre de Solidarité Laïque à la place et l'importance de l'enseignant de le processus d'éducation.
Le 23 Mai dernier, Serigne Mbaye Thiam, ministre de l’Education nationale au Sénégal, a participé à la
conférence de haut niveau à Bruxelles, représentant 16 pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre pour réfléchir avec différents acteurs au rôle et à la place de l’éducation dans le programme de
développement post 2015.
Il a vivement défendu la cause des pays en développement dans le cadre de cette réflexion post 2015 en précisant que «ce processus inclusif de concertation est d’autant plus important que
l’horizon 2015 arrive à grands pas, confirmant chaque jour les difficultés de beaucoup de pays à pouvoir atteindre les objectifs de l’EPT (Education pour tous) et des OMD (Objectifs du millénaire
pour le développement) ». Il insiste sur l’importance de la voix des pays du Sud pour avoir une stratégie post 2015 adaptée aux besoins et aux difficultés qu’ils vivent au quotidien.
D’après ces propos, «alors que toutes les agences internationales s’attèlent, sous l’égide des Nations-unies à faire le bilan des OMD et à réfléchir sur l’avenir du monde, l’expérience, la
sensibilité et la voie des pays en développement doivent être non seulement fortement exprimées et bien entendues, mais surtout intégrées dans le futur programme de développement mondial
post-2015 dont ils seront les bénéficiaires, mais aussi les principaux artisans avec l’appui et l’accompagnement de la communauté internationale dont l’engagement devra être repensé en rapport
avec les défis propres à nos pays, au contexte mondial et à l’affirmation de nouvelles formes de coopération et de solidarité internationales».
Il a enfin mis en avant les progrès effectués par les pays du Sud dans le domaine de l’éducation en s’appuyant sur l’exemple du Sénégal en soulignant l’augmentation significative des taux bruts
de scolarisation (hausse de 26.8 points entre 2000 et 2011) avec une hausse importante du taux brut de scolarisation des filles. Toutefois, il reconnaît que le Sénégal doit poursuivre ses efforts
pour atteindre la parité, inclure davantage les populations vulnérables, réduire les disparités entre les régions et plus spécifiquement entre les zones urbaines et les zones rurales, améliorer
la formation et la qualification de ses enseignants et faire augmenter le taux d’achèvement du primaire.
Selon Serigne Mbaye Thima, cette réflexion post 2015 accès notamment sur l’amélioration de la qualité, de l’équité dans l’éducation doit, d’ici à l’horizon 2025, permettre au Sénégal de « bâtir
un un système d’éducation et de formation, équitable, efficace, efficient, conforme aux exigences du développement économique et social, (…) et fondé sur une gouvernance inclusive, une
responsabilisation plus accrue des collectivités locales et des acteurs à la base».
Retrouvez ici l'article paru dans "Le Quotidien"
Retrouvez ici l'article paru dans le POPulaire
Retrouvez ici l'article paru dans Sentouinfo
La Commission européenne
organise une conférence de haut niveau sur l’éducation et le développement jeudi 23 mai à Bruxelles. Cette conférence se veut être un lieu d’échange autour de l’importance de l’éducation
dans les programmes de développement en mettant l’accent notamment sur le rôle central qu’elle doit jouer dans la stratégie post 2015 pour garantir une éducation de qualité pour toutes et tous.
Camilla Croso, en tant que présidente, prendra la parole pour exprimer la position de la Campagne mondiale pour l’éducation. En effet, cette dernière a lancé a lancé une large consultation auprès de ses membres afin de définir les principes, les propositions et les idées sur les priorités de l’éducation post 2015.
Encore aujourd’hui, 131 millions d’enfants ne sont toujours pas scolarisés, des millions d’autres vont à l’école mais n’y apprennent pas grand-chose, et près d’une personne sur six ne sait ni lire ni écrire. Aussi, la CME appelle les dirigeants à adopter une nouvelle vision de l’éducation pour la période post 2015 qui associe la qualité, l’équité et l’accès comme des priorités essentielles à réaliser pour garantir le droit à l’éducation à tout un chacun.
Pour garantir la qualité de l’éducation, il faut se concentrer sur la question du recrutement, de la formation et des conditions de travail des enseignants. La priorité sur l’accès doit permettre d’aller plus loin que le cycle primaire, pour englober le cycle éducatif complet depuis l’enfance jusqu’à l’âge adulte.Enfin, il est nécessaire de mettre l’accent sur l’équité, la non-discrimination pour une éducation inclusive afin que les groupes vulnérables et les personnes handicapées aient aussi droit à une éducation de qualité.
Il reste encore beaucoup à faire pour que le droit à l’éducation devienne une réalité.
Alors mobilisons-nous pour offrir un accès équitable à l’éducation de qualité pour toutes et tous !
Retrouvez ici la position de la Campagne mondiale pour l’éducation concernant le post 2015 (en Anglais)