L'Education Pour Tous

Mardi 31 mai 2011 2 31 /05 /Mai /2011 09:39
Un Partenariat mondial en faveur de l'éducation des filles et des femmes a été lancé jeudi lors d'un forum au siège de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) à Paris, au cours duquel le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon a appelé à généraliser l'éducation afin de soutenir les progrès dans le monde.

« L'éducation envoie un message, un message de confiance et d'espoir. Cela dit aux enfants : vous avez un futur, ce que vous pensez compte », a déclaré Ban Ki-moon lors de ce Forum de haut niveau sur l'éducation des filles et des femmes pour l'autonomisation et l'égalité des sexes.

Participaient également à l'événement la Directrice générale de l'UNESCO, Irina Bokova, la Secrétaire d'Etat américaine Hillary Rodham Clinton, la Première ministre du Bangladesh, Sheikh Hasina, le Premier ministre du Mali, Cissé Mariam Kaïdama Sidibé, l'Aga Khan, fondateur et Président de l'Aga Khan Development Network Foundation, ainsi que les représentants de plusieurs firmes mondiales participant à ce partenariat.

Dans le monde, près de 39 millions de filles en âge d'être scolarisées dans les premières années du secondaire ne sont inscrites ni dans le primaire ni dans le secondaire, tandis que deux tiers des 796 millions d'adultes analphabètes dans le monde sont des femmes. Seul environ un tiers des pays a atteint la parité des sexes dans le secondaire, selon l'UNESCO.

Le Partenariat intitulé « Une vie meilleure, un avenir meilleur » cherche à atteindre les adolescentes analphabètes ou semi-analphabètes et à renforcer les programmes d'alphabétisation des femmes grâce à de solides partenariats avec de très grandes entreprises internationales telles que Nokia, Procter and Gamble, GEMS éducation, Microsoft, Apple et la Fondation Packard. Certains des projets sont déjà en cours de réalisation en Afrique et en Asie.

L'UNESCO a inauguré également un Groupe de haut niveau sur l'autonomisation des femmes et l'égalité entre les sexes. Stimulant les activités de plaidoyer au plan international et garant d'une « conscience mondiale » de l'égalité entre les sexes, il s'intéressera plus particulièrement à l'éducation.

« Investir dans l'éducation des filles et des femmes partout dans le monde a des conséquences sur la santé et apporte des bénéfices importants à la société », a dit Ban Ki-moon. « L'éducation des filles et des femmes réduit la fertilité. Cela améliore la productivité. Et cela crée une nouvelle génération de mères qui, à leur tour, peuvent élever des filles éduquées et autonomes ».

Le chef de l'ONU a dénoncé la discrimination à laquelle les femmes font face et qui les empêche d'avoir accès à l'école partout. « Nous devons nous battre contre ce traitement inégal et injuste », a-t-il dit.

« Le nouveau partenariat mondial que nous lançons aujourd'hui se concentre sur deux points : l'éducation secondaire et l'alphabétisation », a-t-il expliqué. Quant au Groupe de haut niveau lancé également jeudi « il se concentre sur l'autonomisation et l'égalité des sexes ».

« Nous devons rester lucides. La ligne que nous suivons est celle des droits de l'homme. Lorsqu'on respecte les droits des filles et des femmes, nous assurons la dignité humaine pour tous. L'éducation apporte l'essence nécessaire pour faire avancer le progrès mondial », a conclu Ban Ki-moon.

 

Source : Centre d'actualités de l'ONU, Dépêches du Service d'Information des Nations Unies.

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Lundi 21 mars 2011 1 21 /03 /Mars /2011 15:23

 

Dans le cadre d’un échange sur la thématique de la Campagne mondiale pour l’éducation 2011 et de la préparation de la Lettre de Solidarité Laïque du mois d’avril, nous avons eu le plaisir de recevoir dans nos locaux, le 15 mars 2011, Shoukria Haïdar, Présidente de l’association NEGAR – Soutien aux femmes d’Afghanistan. Elle est venue accompagnée de Chantal Véron, trésorière et responsable du comité local de Besançon de cette association, et de Patricia Lalonde, de l’association MEWA Solidarité Panjshir.[1]

 

Parmi les sujets traités pendant la discussion, nous avons retenu trois points principaux :

 

L’éducation des filles.  En Afghanistan, les filles afghanes ont des difficultés à suivre / terminer leurs études à cause de l’insécurité sur le chemin de l’école provoquant que les parents préfèrent souvent les garder à la maison. Par exemple, les filles vivant à la campagne terminent l’école primaire mais ne peuvent pas aller au collège, situé en général loin de la maison. Si elles ont la chance de terminer le collège, parfois elle ne peuvent pas assister au lycée, et ainsi de suite…

Les garçons n’ont pas ce problème car il n’y a pas de danger pour eux, cependant, lorsque les distances à parcourir sont longues et qu’il n’y a pas de transports, ils risquent aussi leur vie en devant marcher des heures sous le soleil (Shoukria et Chantal nous ont expliqué qu’il y a déjà eu des cas d'enfants morts).

Le problème de transports concerne également les enseignantes femmes. Souvent, elles sont obligées à louer une voiture à plusieurs pour pouvoir aller travailler loin de leur domicile, dépense qui est amortie par leur propre salaire.

 

 

Les chiffres

En Afghanistan, sept millions d’enfants environ

ne sont pas scolarisés. [2]

Selon l’UNESCO, il y a 66 filles scolarisées pour 100 garçons[3].

Cependant, à la campagne, 92% des filles ne vont pas à l’école

et 85 filles sur 100 n’accèdent pas  à l’école secondaire.[4]

 

 

 

L’éducation de qualité. Etant donné que la formation d'enseignants a été complètement négligée par les politiques éducatives et qu'elle reste de loin une priorité pour l'Etat, l'Afghanistan a besoin de professeurs de qualité. « Aujourd’hui le vrai combat, c’est l’école et non plus les Talibans » signale Shoukria Haïdar. Ce manque d’éducateurs qualifiés peut être constaté à tous les niveaux de l’enseignement, y compris l’EPS.

 

L’éducation de la petite enfance. Les kodakistans (« territoire des enfants » en persan, sorte de crèche-maternelle) manquent de moyens humains et matériels pour subsister : le personnel est très peu formé et les enfants, surtout les plus petits, manquent de matériel (jeux pédagogiques, jouets…). Les classes se composent d’enfants de différents âges mais le programme suivi ne concerne que les plus grands. Cela a comme conséquence que les petits se retrouvent plutôt dans des structures type garderie ne leur fournissant aucun apprentissage.

 

 

A la fin de l’interview, Shoukria Haïdar, Chantal Véron et Patricia Lalonde ont signé le Manifeste pour l’éducation des femmes et des filles.

 

Merci à elles pour leur engagement !

 

Pour plus d’informations, ne manquez pas l’interview de Shoukria Haïdar sur le numéro d’avril 2011 de la Lettre de Solidarité Laïque à télécharger ici.

 

 

shoukria

  Shoukria Haïdar et Chantal Véron 

© Solidarité Laïque 



[1] Mobilization for Elected Women in Afghanistan. MEWA fait partie du Programme d'éducation concertée en Afghanistan, établi par Solidarité Laïque avec l'aide du Ministère de l'Éducation et du Ministère des Affaires étrangères.

[2] Back to school ? The worst places in the world to be a school child in 2010, Campagne Mondiale pour l’Education, 2010, p. 5.

[3] Résumé du Rapport mondial de suivi sur l’EPT 2011, La crise cachée : les conflits armés et l’éducation, Unesco 2011, p. 15.

[4] Back to school ?The worst places in the world to be a school child in 2010, Campagne Mondiale pour l’Education, 2010, p. 25.

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Jeudi 15 avril 2010 4 15 /04 /Avr /2010 16:40

D.R Solidarité Laïque / M. Debon

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10 millions d'enfants indiens vont bénéficier de la nouvelle loi sur l'éducation qui est entrée en vigueur le 1er avril dernier.

Cette loi, votée en 2009, garantit une éducation gratuite et obligatoire pour tous les enfants âgés de 6 à 14 ans. C'est une véritable avancée dans la réalisation des objectifs de l'Education Pour Tous et des Objectifs du Millénaire pour le Développement (objectif 2 : assurer l'éducation primaire universelle).

L'Inde est le pays qui compte le plus d'adultes (de plus de 15 ans) analphabètes (270 millions), dont une grande majorité de femmes, c'est aussi un pays aux très fortes inégalités en matière d'éducation : le système des castes défavorise de nombreux enfants et les exclut du système scolaire. Mais l'Inde fait preuve d'une certaine volonté politique, des progrès ont déjà été soulignés : on compte 15 millions d'enfants non scolarisés en moins entre 2001 et 2004. Si la consitution garantit la gratuité de l'école depuis 1950, l'obligation de scolariser les enfants n'existe que depuis la nouvelle loi de 2009, ce qui devrait permettre à des millions d'autres enfants d'avoir accès à l'école. En effet, la loi garantit l'obligation de scolarité, et elle oblige les autorités locales à fournir les écoles et infrastructures nécessaires. Elle prévoit également un plan pour former en 5 ans 1 million de nouveaux enseignants.

L'obligation et la gratuité ne suffisent pas, il faut également assurer la qualité de l'éducation pour éviter l'abandon et l'échec scolaire : aujourd'hui en Inde, à l'école primaire, seulement 66% des enfants en première année atteignent la dernière année .

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