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La Grande Lecture : 10 millions de personnes attendues

Communiqué de presse : Campagne mondiale pour l’éducation

Semaine mondiale d’action pour l’éducation  La Grande Lecture   20 – 26 avril

 

‘La Grande Lecture’ : 10 millions de personnes attendues pour lire des histoires écrites par

Nelson Mandela, Natalie Portman, Desmond Tutu, Alice Walker.

 

10 millions de participants sont attendus pour assister à la Grande Lecture et demander des mesures urgentes en faveur de toutes les femmes qui ne savent ni lire ni écrire (1 femme sur 4 dans le monde est analphabète). Nelson Mandela, Natalie Portman, Desmond Tutu, Alice Walker et de nombreux autres écrivains ont contribué à la réalisation de la Grande Lecture – un ouvrage qui vise à répondre au défi posé par la crise mondiale de l'éducation.

 

Quoi ?  La Grande Lecture rassemble des nouvelles sur l’éducation écrites par des personnalités influentes, des Prix Nobel de la paix et des auteurs primés du monde entier. Le livre a été distribué gratuitement dans plus de 100 pays à des enfants, des parents et des apprenants adultes. Les lecteurs ajouteront leur nom à une déclaration exhortant tous les gouvernements à mettre en place une éducation publique gratuite de bonne qualité. Du 20 au 26 avril 2009, la Semaine d’action de la Campagne mondiale pour l’éducation sera centrée sur la Grande Lecture.

 

« Apprendre à lire et à écrire transforme la vie ; l’alphabétisation signifie du travail, de l'argent, la santé et la réalisation des rêves », a déclaré Sa Majesté la Reine Rania de Jordanie, Présidente Honoraire de la Semaine mondiale d’action.

 

Pourquoi ? 774 millions d’adultes sont analphabètes, 75 millions d’enfants ne fréquentent pas l’école primaire et  226 millions d’enfants n’ont pas accès à l’enseignement secondaire. La quasi-totalité des gouvernements ont promis l’Education pour tous d’ici 2015, mais la crise financière mondiale actuelle fait peser des risques sur la situation internationale et menace d’obliger des millions d’enfants supplémentaires à abandonner leurs études.

 

« Les plus pauvres du monde ne sont pas responsables de cette crise financière, et pourtant ce sont eux qui vont en payer le prix fort. La restriction des budgets consacrés à l’éducation compromet les avancées réalisées ces dernières années. Nous ne pouvons pas nous permettre une montée de  l’analphabétisme. Les pays riches ont une responsabilité à l’égard de l’éducation, qui constitue l’un des meilleurs investissements que le monde puisse faire pour combattre la pauvreté. Nous avons besoin de 16 milliards USD, une fraction minime du coût du renflouement des banques », rappelle Assibi Napoe, directrice de la Campagne mondiale pour l’éducation.

 

Où ? La Grande Lecture va se dérouler dans le monde entier, dans les foyers, à l’école et à l’occasion de nombreuses manifestations internationales de premier plan. Quelques-uns des événements prévus à cette occasion :

Angélique Kidjo, Ishmael Beah et des défenseurs de l’éducation tiendront une conférence de presse téléphonique mardi à 15h00 GMT.

Aux Etats-Unis, un concours d’écriture accompagne le livre de la Grande Lecture. La campagne espère rassembler 50 000 signatures qui seront remises à Barak Obama juste avant le G8 pour lui demander d’apporter une contribution de 2 milliards USD au Fonds mondial pour l’éducation.

A Washington DC, le mardi 21, la Reine Rania de Jordanie, Présidente d’Honneur de la Semaine mondiale d’action, tiendra une conférence de presse conjointe avec Nita Lowey, membre du Congrès, et Gene Sperling, conseillère auprès du Secrétaire du Trésor.

Au Malawi le Président de la République prendra part à la Grande Lecture. 

Au Danemark 185 000 écoliers liront le livre et se retrouveront pour manifester devant le Parlement le 22 avril.

Au Brésil une manifestation de la Grande Lecture intitulée Lire et écrire le monde se déroulera le 28 avril à l’initiative de la campagne, de l’UNESCO et du Comité national parlementaire chargé de l’éducation.

En Afrique du Sud, un nouveau mouvement en faveur de l’éducation vient d’être lancé sous le nom ‘Public Participation in Education Network’ (PPEN). Ce réseau qui milite pour la participation des populations à l’éducation diffusera la Grande Lecture dans les bibliothèques et les écoles de tout le pays, et organisera une grande manifestation nationale le 16 juin.

Au Vietnam 50 000 apprenants ont déjà envoyé leurs compositions littéraires pour participer au concours de la Grande Lecture.

 

Comme l’a déclaré Kailash Sathyarti, le Président de la CME : « L’apprentissage constitue un droit de naissance au même titre que la liberté. Le déni d’éducation est un déni de liberté. La Grande Lecture est une campagne qui vise à donner une seconde chance à tous les jeunes et tous les adultes. »

 

-fin

 

Notes aux rédacteurs

 

Contact : Alex Kent alex@campaignforeducation.org +27 76 428 5390.

 

Conférence de presse téléphonique avec Angélique Kidjo, Ishmael Beah et des défenseurs de l’éducation de premier plan mardi 21 avril 15h00 GMT. Numéro à composer +1 913-312-0392, code : 212140 (Enregistrement et contact :  alex@campaignforeducation.org ou +27 76 428 5390).

 

Photos haute définition, vidéos et fichiers audio disponibles sur FTP www.campaignforeducation.org/media-ftp ou en contactant : Alex@campaignforeducation.org.

 

La Grande Lecture rassemble des histoires écrites par Nelson Mandela, Natalie Portman, Desmond Tutu, Alice Walker, Queen Rania, Paulo Coelho, Angélique Kidjo, Ishmael Beah, Michael Morpurgo, Mary Robinson, Rowan Williams, Chimamanda Ngozi Adichie, Dakota Blue Richards et d’autres auteurs. Si vous souhaitez publier ces nouvelles, veuillez contacter alex@campaignforeducation.org.  Les publications devront mentionner le texte suivant : « Cette histoire fait partie de la Grande Lecture, une campagne pour mettre fin à l’analphabétisme. Ajoutez votre nom à la Grande Lecture

www.campaignforeducation.org/bigread ».

 

Fondée en 1999, la Campagne mondiale pour l’éducation rassemble de grandes organisations non gouvernementales (ONG) et les syndicats d'enseignants majeurs dans plus de 120 pays. La CME plaide pour l'accès à l'éducation en tant que droit humain fondamental, et sensibilise l’opinion publique en vue de susciter une volonté politique au gouvernement et chez les autres dirigeants de la communauté internationale afin qu’ils tiennent leurs engagements de fournir au moins une éducation publique gratuite de base pour tous les enfants. Chaque année en avril, la CME organise une semaine de campagne sur l’éducation : la Semaine mondiale d’action. Cette année, la Semaine d’action, intitulée ‘la Grande Lecture’, se déroulera du 20 au 26 avrilwww.campaignforeducation.org/bigread.

 

La situation actuelle de l’éducation dans le monde : En dépit de la promesse d’Education pour tous en 2015, il reste encore 774 millions d'adultes, dont deux tiers sont des femmes, qui ne savent ni lire ni écrire, 75 millions d'enfants d'âge primaire et 226 millions d'adolescents d'âge secondaire qui ne sont pas scolarisés.

Deux tiers des enfants qui entrent en primaire sont mal nourris ou souffrent d’un handicap qui risque fort de nuire à leur réussite scolaire tout au long de leur vie.

En Afrique subsaharienne, 22 pays proposent une éducation secondaire à moins d'un quart de la population d'âge scolaire.

113 pays n'ont pas réussi à atteindre l'objectif de parité entre les sexes à l'école fixé par les Objectifs du Millénaire pour le développement pour 2005. Dans 54 pays, moins de 50 % des filles sont inscrites dans l'enseignement secondaire.

Parmi les 43 pays considérés par la Banque mondiale comme très exposés à la crise, 29 sont déjà confrontés à de graves défis pour réaliser les objectifs de l’Education pour tous.

Plus de trois quarts des personnes analphabètes dans le monde vivent dans 15 pays seulement, dont huit font partie des 9 pays à forte densité de population : Bangladesh, Brésil, Chine, Egypte, Inde, Indonésie, Nigeria et Pakistan.

 

La crise financière internationale a aggravé la situation :

L’UNESCO prévoit une chute de revenus de 20 % par habitant pour les populations défavorisées en Afrique, ce qui obligera les pays les plus pauvres à réduire leur budget d'éducation.

Selon l’UNESCO, les pays les plus menacés sont le Mozambique, l’Ethiopie, le Mali, le Sénégal, le Rwanda et le Bangladesh.

L’engagement d’aide de l’Union européenne sera réduit de 4,6 milliards USD par rapport aux années précédentes.

 

L’éducation est cruciale pour le bien-être économique, social et physique et pour vaincre la pauvreté :

Chaque année de scolarité entraîne une augmentation de 10 % des revenus d'une personne, ce qui se traduit par une hausse annuelle de 1 % du PIB dans les pays qui offrent une éducation de bonne qualité à l'ensemble de leur population.

Sept millions de cas de VIH/SIDA pourraient être évités au cours de la décennie à venir si tous les enfants étaient éduqués.

Un enfant dont la mère est alphabétisée a 50 % de chances supplémentaires de survivre au-delà de l’âge de 5 ans.

L’éducation est une arme contre la famine – l’éducation des femmes engendre des bénéfices qui ont joué un rôle primordial dans la réduction de la malnutrition entre 1970 et 1995, bien plus qu’en augmentant la quantité de nourriture disponible.

 

La CME appelle les gouvernements nationaux des pays pauvres à inscrire dans leur Constitution le droit pour chaque enfant à une éducation publique gratuite de bonne qualité. Ils doivent offrir à leurs concitoyens de tous âges la possibilité d’apprendre à lire et à écrire et d’accéder à des formations qualifiantes tout au long de leur vie. Les pays riches et les institutions internationales doivent garantir la disponibilité de fonds prévisibles et à long terme pour le développement de l'éducation, afin d’aider les pays plus pauvres à réaliser le programme complet de l’Education pour tous, y compris l’alphabétisation des adultes.

 

Le financement mondial pour l’éducation

Les pays les plus riches du monde avaient promis de mettre le financement de l’éducation en tête de leurs priorités, mais ils n’ont pas tenu parole. Le G8 a collectivement dégagé moins de 25 % des 11 milliards USD estimés indispensables par l’ONU pour financer l’éducation de base. Il faut créer un nouveau Fonds mondial pour l’éducation d’une portée plus large, afin de fournir les financements ambitieux nécessaires pour soutenir les plans nationaux d’éducation des différents pays.

 
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