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    <title><![CDATA[Education Pour Tous ! - Campagne Mondiale pour l'Education Coalition française (Récits de courses)]]></title>
    <link>http://www.educationpourtous.com/categorie-583071.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Récits de courses&quot; du blog &quot;Education Pour Tous ! - Campagne Mondiale pour l'Education Coalition française&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
    
    <pubDate>Tue, 07 Feb 2012 11:42:54 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Tue, 07 Feb 2012 11:42:54 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.educationpourtous.com</copyright>            <category>Récits de courses</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Triathlon CD Pont-Audemer 2011]]></title>
        <link>http://runfredo.over-blog.com/article-triathlon-cd-pont-audemer-2011-97946721.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span class="postbody" style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Nouveau flashback sur le triathlon CD de Pont-Audermer 2011</span>
  </p>
  <p>
    <span class="postbody" style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><span class="postbody">Second tri de la saison, enfin second tri tout court même.<br>
    <br>
    Grosse délégation d’Issy Triathlon, on aurait presque pu l’organiser nous-mêmes et se faire un challenge entre nous. C’était plus simple.<br>
    <br>
    J’arrive sur les lieux du crime carrément plus zen qu’il y a 3 semaines, il flotte autour de moi comme une espèce d’halo de sérénité. J’affiche le sourire du vieux combattant qui en a vu
    d’autres. Ben quoi ? Parfois il faut un peu y aller au flanc pour déstabiliser l’adversaire non ? Pas sur que ça marche en plus. La veille, la prépa de mon sac fut presque une formalité de même
    que la révision du biclou. Sauf que j’ai remonté la roue avant à l’envers et que mon compteur de vitesse m’affichera au pire rien du tout et au mieux une fulgurante vitesse de 7 km/h… enfin tout
    ça je m’en apercevrai bien plus tard. L’ancien combattant plein de confiance est parti avec des balles à blanc… c’est ballot.<br>
    <br>
    Petit échauffement avant le départ en natation, ça permet de prendre la température de l’eau et d’éviter une plongée trop brutale. Perso, ça m’a bien aidé. Je pars derrière avec un bon groupe
    d’IT. Déçu par ma natation à Cepoy, j’ai envie de me rattraper. Je fais gaffe à mes trajectoires, j’essaye rapidement de trouver ma nage. Bref, je m’applique ! Je n’ai quasiment jamais été gêné.
    De toute manière, dès que je sens une main, je fais des gros battements pour dire «vire tes sales pattes mec ! ». J’essaye le water-polo, bof bof, donc ce sera petit coup de brasse pour vérifier
    la direction. Globalement, ça s’est bien passé, j’ai pris du plaisir et je me suis senti bien. Je sors nettement moins sonné qu’à Cepoy. En plus, je retrouve plein de potes à la sortie. Allez
    hop, faut pas traîner ! Transition !<br>
    <br>
    Transition un peu longue mais j’aime bien prendre mon temps, c’est aussi l’occasion de récupérer pour mieux repartir. Enfin, ça c’est la théorie car le vélo, c’est mon cauchemar et malgré un
    entraînement plus régulier, je vais encore vérifier l’équation terrifiante : j’ai un moteur de traban dans les cuisses. Je regarde mon compteur et constate avec effroi qu’il délire complètement !
    Mon seul ami pendant ces 40 bornes vient de me lâcher ! Je serai donc tout seul. En plus, j’ai les oreilles pleines d’eau et ça me crée des problèmes d’équilibre, je zigzague dangereusement !
    C’est encore mal barré cette histoire.<br>
    <br>
    Comme prévu, je me fais doubler en permanence, le ballet des gros rouleurs recommence. Je trouve ça injuste qu’un sport aussi bourrin que le vélo soit privilégié par rapport à un sport aussi
    gracieux et technique que la natation (c’est un avis perso). J’ai l’impression que ça grimpe tout le temps et j’ai mal aux cuisses. Je suis au taquet. Je fais un peu le yoyo avec Jean-Philippe.
    Juliette me dépasse et m’encourage, quelle classe cette fille. Au 10ème, grosse montée où j’aperçois Romain qui a crevé. Cyril me dépose littéralement. Je double Thomas qui m’encourage, je suis
    tout étonné d’ailleurs mais ça fait du bien. Après la côte, ça va mieux… jusqu’au 30ème km. Entre-temps, Yves m’a aussi dépassé. Les 10 derniers km seront un chemin de croix, le vent de face, je
    suis scotché comme un moucheron sur le pare-brise d’une voiture. Jean-Philippe me dépasse une énième fois, je ne le reverrai plus, snif. Je vois aussi passer Didier. Bon là je me décale bien avec
    le sourire, c’est le Président et quelques égards sont de mise. Après la descente au 35ème km, je me dis que mon calvaire est terminé. Ben non, dernière ligne droite avec vent de face sur 3
    bornes, je suis encore planté, j’ai des feuilles qui vont bientôt pousser sur mon guidon. Malik me dépasse avant l’arrivée au parc, c’est interminable. J’ai envie de jeter mon vélo dans le lac
    mais les arbitres risquent de ne pas apprécier.<br>
    <br>
    Transition rapide, petit gel pour la forme. Ouf, les jambes tournent bien comme à Cepoy. J’ai Malik en ligne de mire et je me rapproche tout doucement. Je croise Antoine et Anne à vélo, Sticky
    qui marche et Rège qui coure, c’est un peu le binz le triathlon. Je suis parti sur une base de 4’45’’ au km. Je double Malik au 4ème km. Tout va bien jusqu’au 6ème km et je faiblis un peu. Je
    prends un gel. Je sais que Malik n’est pas du genre à lâcher et ça ne loupe pas, il me grille vers le 7ème km, un vrai guerrier. J’aperçois Yves au loin qui se rapproche, ça me motive sur les 2
    derniers km. Je forcis l’allure sur la fin, encourage Myriam qui part sur la course et je termine juste derrière Yves. Le temps de me retourner, je vois Antoine qui a fait une course d’enfer,
    oups, c’était pas loin.<br>
    <br>
    Je regarde le chrono, 2h41’ contre 2h58’, -17’ super.<br>
    <br>
    Au final, encore une excellente journée avec une ambiance toujours aussi géniale.<br>
    <br>
    Félicitations aux filles pour leurs podiums ainsi qu'à Dany.<br>
    <br>
    Enfin, merci aux photographes et aux accompagnateur(trice)s : Anne-Paule, Mélanie, Linda et Philippe.<br>
    <br>
    Prochaine étape, la Suisse avec ses vaches, ses montagnes, ses verts pâturages et son half-ironman.</span><span class="gensmall"><br></span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 26 Jan 2012 15:49:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">af735848dee92e3f60cd7ba012cb8f71</guid>
                <category>Récits de courses</category>        <comments>http://runfredo.over-blog.com/article-triathlon-cd-pont-audemer-2011-97946721-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Triathlon de Cépoy]]></title>
        <link>http://runfredo.over-blog.com/article-triathlon-de-cepoy-89029356.html</link>        <description><![CDATA[<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri;">Petit retour en arrière avec le compte-rendu de mon 1<sup>er</sup> triathlon, jamais publié sur Runfredo.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri;">Après presque 8 mois d’entraînements assidus à raison de 2 piscines, 2 CAP et 1 vélo par semaine, me voici donc au départ de ma
    1<sup>ère</sup> course, le triathlon CD de Cepoy. Au programme, 1600m de natation, 40km de vélo et 10,4 km de CAP. C’est la 2<sup>ème</sup> édition et les échos de l’année dernière étaient
    bon&nbsp;: eau propre, organisation irréprochable et surtout pas trop de monde, 400 inscrits tout de même pour environ 370 partants.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri;">Direction Montargis avec 15 licenciés d’Issy Triathlon dont 5 «&nbsp;rookies&nbsp;». Retrait des dossards, au passage, nous avons droit à une
    paire de tongs, ça change des t-shirt techniques de CAP. Je sens que la gentille bénévole chargée du marquage n’a pas l’habitude des jambes poilues, ça m’amuse. Mais je ne suis pas le seul a
    priori.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri;">Direction le parc à vélo et je fais connaissance avec le monde arbitral du triathlon. «&nbsp;z’avez vot’e casque&nbsp;? La sangle est bien
    attachée&nbsp;? Le dossard a ses 3 points d’attaches&nbsp;?&nbsp;» Pfiouuuu j’ai l’impression de passer un examen. Enfin ça passe comme une lettre à la poste.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri;">Le parc est étroit, les vélos sont bien serrés et ce n’est pas évident de dresser tout le petit nécessaire du parfait triathlète parterre. Je
    dispose soigneusement tout ce dont j’aurai besoin pour la course dans un ordre bien précis et j’avoue que j’ai assez bien géré le truc. Enfilage de la combinaison avec des sacs plastiques aux
    pieds et départ pour la plage mais là, ce n’est pas pour des vacances. Mon seul essayage de cette combinaison remonte à la veille dans le salon de l’appartement. C’est donc l’inconnu le plus
    complet.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri;">Au bord de la petite plage, tout devient un peu surréaliste… Je prends un gros coup de stress en entrant dans l’eau. Je vois tout le monde qui
    se jette aussi dans le lac. Mais où sont passées les traits au fond de la piscine&nbsp;? Elle est où la bouée&nbsp;? C’est la jaune ou la bleue&nbsp;? En fait non, il faut virer autour d’un
    bateau. Personne ne semble au courant de rien car comme d’habitude, personne n’a écouté le briefing 15 mins avant.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri;">Je cherche du regard les potes du club mais je ne vois personne, j’ai le cœur qui bat à 100 à l’heure. La vache, c’est super tendu&nbsp;! Le
    temps d’un sourire un peu crispé à ma chère et tendre et PANG, ça part.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri;">Je surnage, je n’ai plus de souffle, j’ai envie de retirer cette satanée combinaison, j’ai l’impression qu’un mec est en train de m’étrangler,
    je stresse à mort. Qu’est-ce que je fous là&nbsp;! En plus, ils partent vite&nbsp;! Au 1<sup>er</sup> virage, j’ai l’impression d’être un milieu d’un troupeau de spermatozoïdes excités autour
    d’un ovule. Mais laissez moi passer Monsieur, j’ai vu le bateau avant vous m’enfin&nbsp;! Le retour se fait le long d’une petite Ile, je visite bien le lac de gauche à droite. J’en vois qui
    partent dans les décors ou c’est peut-être moi qui dérive n’importe comment…</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri;">Premier tour terminé et je découvre la fameuse sortie «&nbsp;à l’australienne&nbsp;», où suis-je&nbsp;? Je suis sonné, j’entends des cris,
    «&nbsp;allez Fredo&nbsp;», ouf, je suis encore vivant, allez plouf retour à l’eau pour un 2<sup>ème</sup> tour dans la machine à laver. Space Mountain, c’est pour les bisounours à côté. Ça va
    beaucoup mieux, je zigzague toujours autant mais je suis beaucoup plus zen, un peu plus dans la course. J’arrive à retrouver ce qu’il reste de ma nage. C’est le domaine que je suis sensé le mieux
    maîtriser mais je ne m’attendais vraiment pas à ça.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri;">Sortie de l’eau, je suis au taquet. J’arrive à peine à courir, j’ai le cœur qui s’emballe. Je tire furieusement sur le fil de ma combinaison
    vers le bas alors que l’ouverture se fait sur le haut. Je crois bien que j’ai perdu au moins 80% de mes facultés mentales. Je croise un copain du club qui m’encourage. Il part pour 40 bornes de
    vélo. Au parc, je retrouve 2 autres potes qui repartent également, je suis bon dernier de mon club et je prends une grosse claque. Tu croyais quoi mon Fredo&nbsp;? Que c’était du tout cuit&nbsp;?
    Perdu, il va falloir aller le chercher ce triathlon.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri;">Je fais 30’00’’ en natation pour 1600m (aux dires du speaker), je suis 240/370, un peu déçu quand même…</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri;">Transition natation/vélo&nbsp;: 1’55’’, cela aurait pu être pire…</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri;">Départ vélo pour 2 boucles encore, j’ai le cœur toujours aussi haut, je suis super essoufflé. En plus, je sais que le vélo n’est pas mon truc
    alors j’essaye de tenir un 30 km/h de moyenne. Je regarde beaucoup mon compteur pour maintenir une cadence de pédalage constante. Le parcours est dur avec quelques casse-pattes mais il est
    agréable. Il n’y a quasiment pas de voiture, on traverse la campagne et tout est parfaitement indiqué par les bénévoles. Des avions me passent régulièrement, je n’arrête pas de me faire doubler,
    c’est dur de ne pas lâcher. Au bout de 10 bornes, j’arrive à me calmer. Je commence à doubler… une fille… bon c’est pas très glorieux puis quelques mecs mais toujours à l’arrache, rien de
    flagrant. Je me bagarre avec le parcours sur le vélo ou avec le vélo sur le parcours je ne sais plus.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri;">Sur le second tour, je double encore 2 filles et j’ai sur le dos un mec qui va se prendre une pénalité au départ de la CAP. Allez hop, 500m de
    plus, le pauvre, c’est cher payé. Une pensée m’obsède de plus en plus, comment vais-je réussir à courir après tout ça&nbsp;? Je m’imagine à 3 km/h de moyenne à me traîner pendant 10 bornes. Avant
    la fin, je décide de lever un peu le pied pour me détendre les jambes.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri;">Vélo&nbsp;: 1h25’19’’, je fais le 328<sup>ème</sup> temps, là c’est la cata, il faut vraiment que je progresse en vélo…</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri;">Transition vélo/CAP&nbsp;: 2’21’’, mais qu’est-ce que j’ai foutu&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri;">Retour au parc, rempli de vélos cette fois-ci. Pas grave, j’ai l’habitude maintenant. C’est parti pour 10 bornes de CAP sur 2 tours. Je
    commence à trottiner et là miracle, j’ai de bonnes sensations. 1<sup>er</sup> km en 4’40’’&nbsp;! Un miracle je vous dis&nbsp;! Je croise un pote qui en termine avec son 1<sup>er</sup> tour. On
    s’encourage, ça fait du bien. Je commence à doubler, ça remonte le moral. Une petite côte bien raide me remet à ma place. Mais la jauge à adrénaline est au maximum. Je croise plein de copains du
    club, à chaque fois, c’est un encouragement voire une tape dans la mimine, c’est trop bon. Fin du 1<sup>er</sup> tour, je suis juste derrière un pote qui semble au plus mal.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri;">Second tour, je reviens rapidement sur lui. La côte que j’avais couru 5 bornes plus tôt se fait en marchant. J’ai les cuisses qui commencent à
    être sérieusement entamées. J’ai du mal à respirer, je suis très essoufflé. Je prends le temps de boire aux 2 ravitos installés pour l’occasion. Mon pote s’accroche. Il faut qu’on finisse
    ensemble. On va se soutenir jusqu’au bout car je suis bien cuit aussi et on termine main dans la main, un pur moment de bonheur.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri;">CAP&nbsp;: 54’16’’, je suis 242<sup>ème</sup>, comme mon classement natation, peut mieux faire encore une fois….</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri;">Conclusion&nbsp;:</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri;">J’ai trouvé cela difficile. J’ai toujours eu l’impression d’être au taquet et de n’avoir aucun moment de répit. Je me suis bagarré du début
    jusqu’à la fin avec de gros moments de stress pendant les transitions. Les 2 moments les plus durs ont été les 200 premiers mètres de natation et la sortie natation où il faut courir vers le parc
    à vélo. Je serai curieux de connaître ma fréquence cardiaque à ce moment là mais j’avais le sentiment d’être un poisson rouge à l’air libre. Mais au final, ce fut énormément de plaisir et l’envie
    de remettre ça rapidement. Autre point positif de taille, le lendemain, je me sentais fatigué mais je n’avais mal nulle part.</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 18 Nov 2011 11:08:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">2719a9efaee7620efa7089749e29c7de</guid>
                <category>Récits de courses</category>        <comments>http://runfredo.over-blog.com/article-triathlon-de-cepoy-89029356-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Trans Aq' 2010 : introduction]]></title>
        <link>http://runfredo.over-blog.com/article-trans-aq-2010-introduction-52518492.html</link>        <description><![CDATA[<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri;"><img width="225" src="http://img.over-blog.com/225x300/0/27/13/93/P1020646.JPG" alt="P1020646" height="300" class="GcheTexte">A l’heure où
    j’écris ces lignes, j’ai encore l’esprit là-bas, la tète pleine d’images, de paysages remplis de sable, de forêts immenses et d’océan. Tout ce panorama se bouscule, j’en ai presque une overdose…
    de plaisir… Comment définir cette expérience&nbsp;?</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri;">Cette course, je la regarde depuis sa création en 2005 et j’en rêve depuis 2 ans. Ce concept d’épreuve par étapes me plait beaucoup, la région
    traversée est dans mes racines car bien que parisien depuis 35 ans, mon cœur garde des liens profonds avec l’aquitaine. Le cadre intime de la Trans Aq’ est aussi un critère important pour moi. Un
    groupe de tentes volontairement limité, quelques coureurs seulement limités à 200, choyés par une organisation sans faille et authentique. Pas de paillettes, quelques grains de vraie aventure
    dans un terrain de jeu immense.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri;"><img width="225" src="http://img.over-blog.com/225x300/0/27/13/93/P1010040.JPG" alt="P1010040.JPG" height="300" class="DrteTexte">Lorsque j’ai
    abandonné en 2009, j’ai été profondément déçu et meurtri. Je ne regrette pas l’abandon car je ne pouvais plus avancer mais je m’aperçois que j’ai commis trop d’erreurs alors que j’étais très bien
    préparé. La plus importante a été l’alimentation en général et l’hydratation en course. Cette année, c’est le point que j’ai le plus travaillé et ce fut une réussite complète. J’ai tout mangé
    avec un immense plaisir et sans me forcer. Je pense que j’avais vraiment besoin de mes +3000 Kcal. quotidiennes. J’ai transformé la bouffe et l’hydratation en rituel au même titre que la course
    elle-même. Pour moi, les 3 étaient indissociables, je cours, je bois et je mange. Au bivouac, je me lave et je dors.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri;"><img width="300" src="http://img.over-blog.com/300x225/0/27/13/93/P1020676.JPG" alt="P1020676.JPG" height="225" class="GcheTexte">Concernant
    l’hydratation et l’alimentation pendant la course, ma stratégie était de tourner aux liquides pendant la première moitié des étapes et de passer aux solides sur la seconde. Je faisais donc mes
    mélanges de poudres 50% hydrixir / 50% malto dans un bidon et de l’eau dans l’autre. Ensuite, je basculais sur les barres et les gels. A aucun moment, je ne fus écœuré, là encore, j’ai tout
    mangé. Je me suis imposé une certaine rigueur sans jamais dévier.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri;"><img width="300" src="http://img.over-blog.com/300x225/0/27/13/93/P1010121.JPG" alt="P1010121.JPG" height="225" class="DrteTexte">L’échec 2009
    a également changé ma stratégie de course. J’ai pris le départ de la Trans Aq’ pour la terminer. J’ai décidé de me préserver dès le départ, de courir très doucement voire presque de me promener
    pour transformer la course en vacances sportives. Régulièrement je me suis arrêté prendre des photos, j’ai discuté avec les autres concurrents ou les bénévoles placés sur le parcours. Je n’étais
    pas du tout en compétition.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left;">
    <span style=
    "font-size: 12pt; font-family: &amp;amp;amp; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">
    <span style=
    "font-size: 12pt; font-family: &amp;amp;amp; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">
    <span style=
    "font-size: 12pt; font-family: &quot;Calibri&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">
    Psychologiquement, les 3 premiers jours ont été les plus compliqués. J’avais l’impression de redoubler une classe. Pour moi, il fallait passer l’étape longue, je devais la terminer coute que
    coute. J’étais tellement dans l’après que les 2 premières étapes ne m’ont quasiment pas marqué. Je les ai prises comme une formalité et j’ai surtout profité des paysages et des autres coureurs.
    Ensuite, j’étais un peu plus dans la course.</span></span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 18 Jun 2010 11:27:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">e26eb4a3b19386f2add10b5c9dd852a6</guid>
                <category>Récits de courses</category>        <comments>http://runfredo.over-blog.com/article-trans-aq-2010-introduction-52518492-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Ecotrail de Paris 2010]]></title>
        <link>http://runfredo.over-blog.com/article-ecotrail-de-paris-2010-47549462.html</link>        <description><![CDATA[<span style="font-size: 12pt;">Et hop, encore un petit compte-rendu.&nbsp; Cette fois-ci c'est pour faire le récit d'une course surprenante, le 1er objectif de ma saison. Il ne revet pas autant
  d'importance que la Trans Aq' mais j'ai réussi à aller au bout des 80km au 1er étage de la tour Eiffel. Lorsque j'aurai quelques photos, je les ajouterai histoire de rendre le récit un peu plus
  digeste.<br>
  <br></span>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-size: 12pt;">Samedi 20 mars, je suis au départ de l’écotrail de Paris pour 80km avec mon pote Eric et Jean-Baptiste. Nous sommes 1500 trailers près de la base de loisirs de
    Saint-Quentin en Yvelines avec pour objectif rejoindre le 1<sup>er</sup> étage de la tour Eiffel. Le vent souffle un air froid mais le ciel est dégagé. Partis le matin d’Issy les Moulineaux, Eric
    et moi avons rejoint le départ par un RER bondé de coureurs puis un bus. Tout est bien réglé côté organisation. L’humeur est joyeuse car même si l’exercice est difficile, l’aventure est belle et
    le programme alléchant. Outre l’arrivée exceptionnelle en soi, nous traversons des lieux très agréables de jour comme de nuit dont l’observatoire de Meudon fermé habituellement au public, les
    haras de Jardy, le parc de Saint-Cloud (la nuit) et le parc de l’Ile Saint-Germain (la nuit). Sur les 2/3 du parcours, je joue presque à domicile.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-size: 12pt;">Je suis très décontracté, presque impatient de partir. L’entrée dans le sas de départ se fait par une étroite ouverture qui nous fait passer sur le tapis activant
    la puce électronique fixée à la chaussure. Les temps de passage sont pris régulièrement sur le parcours où sont également installés les postes de ravitaillement. Ces temps marquent également les
    barrières horaires à respecter sous peine d’exclusion de la course. Nous avons certes le temps mais à condition de ne pas non plus traîner en route. L’épreuve est vendue avec 1500m dénivelés
    positifs.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <strong><span style=
    "font-family: &quot;Calibri&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-hansi-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi;">
    <span style="font-size: 12pt;">BUC - km 21 :</span></span></strong><b><br></b><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-size: 12pt;">- Barrière horaire : 15h30<br>
    - Durée de course : 03h00<br>
    <strong><span style=
    "font-family: &quot;Calibri&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-hansi-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi;">
    CHAVILLE - km 53 :</span></strong></span></span><b><br></b><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-size: 12pt;">- Barrière horaire : 20h30<br>
    - Durée de course : 08h00<br>
    <strong><span style=
    "font-family: &quot;Calibri&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-hansi-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi;">
    MARNE LA COQUETTE - km 63 :</span></strong></span></span> <b><br></b><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-size: 12pt;">- Barrière horaire : 22h30<br>
    - Durée de course : 10h00<br>
    <strong><span style=
    "font-family: &quot;Calibri&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-hansi-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi;">
    DOMAINE DE SAINT-CLOUD - km 70 :</span></strong></span></span><b><br></b><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-size: 12pt;">- Barrière horaire : 23h30<br>
    - Durée de course : 11h00<br>
    <strong><span style=
    "font-family: &quot;Calibri&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-hansi-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi;">
    TOUR EIFFEL - km 80 :</span></strong></span></span><b><br></b><span style="font-size: 12pt;">- Barrière horaire : 01h00<br>
    - Durée de course : 12h30</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-size: 12pt;">12h15, l’organisateur tente un briefing que personne n’écoute évidemment. Le départ est fixé à 12h30 pétante. La musique officielle de la course retentit.
    D’habitude nous avons droit à du Era ou du Vangelis, le genre de truc que je déteste sensé apporter son souffle épique à une course ou à faire passer les trailers pour des warriors. Dans le cas
    présent, c’est écoutable sans plus. J’aurai bien vu un truc un peu métal style «&nbsp;orion&nbsp;» de chez Metallica, un instrumental bien entraînant à vous faire traverser des montagnes.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-size: 12pt;">0 – 21km&nbsp;: Saint-Quentin en Yvelines – BUC</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-size: 12pt;">Bang&nbsp;!… c’est parti et je trouve que ça part vite. Le terrain est rempli de trous de taupe, à ce moment là je me dis qu’une entorse est vite arrivée. Mon seul
    souci est alors de faire gaffe où je mets les pieds. On se dirige vers la base de loisir de Saint-Quentin en Yvelines puis on la contourne complètement par la gauche en y faisant quasiment le
    tour. Comme toujours, l’ambiance est joviale au sein du peloton, ça discute beaucoup. Avec JB et Eric, on file un bon 9,5/10 km/h, trop vite pour moi mais je reste au contact. JB parle beaucoup
    et le temps s’écoule rapidement. Nous traversons une passerelle métallique à Guyancourt. Le parcours est plat, semi-urbain mais après une petite portion de ville, nous entrons dans la forêt. Je
    suis en forme, les cuisses répondent bien. Jean-Baptiste connaît le parcours par cœur, c’est sa 3<sup>ème</sup> participation à cette course&nbsp;: «&nbsp;alors là, tu vois, ça monte légèrement
    et on tourne à droite… on va passer un pont dans 500m… etc.&nbsp;» C’est rigolo, j’aime bien.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-size: 12pt;">Dès le 12<sup>ème</sup> km, je sens qu’Eric ne va pas bien. Il a son espèce de souffle saccadé lorsqu’il est dans le dur. Ça ne loupe pas, au 15<sup>ème</sup> km,
    il nous dit qu’il commence à souffrir du dos, aïe, c’est pas bon du tout. Je lui prends sa paclite dans son sac, JB lui prend carrément son sac en ventral. L’idée c’est de voir s’il peut
    continuer comme ça jusqu’au ravito et faire le point ensuite. Le parcours est superbe, de beaux chemins dans la forêt de Versailles bordant des étangs, c’est mignon comme tout. Le temps est
    ensoleillé et la température un poil trop chaude. Je transpire beaucoup et descend les manchons sur les poignets.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-size: 12pt;">Côté hydratation, je suis devenu un pro. Mes dosages malto (1/3) + hydrixir (2/3) sont parfaitement au point. Je n’ai pas de sensation d’écœurement et je bois
    scrupuleusement toutes les 10 mins 3 bonnes gorgées. L’idée est de vider les 1,5 litres du départ arrivé au 1<sup>er</sup> ravito à Buc (21km).</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-size: 12pt;">Eric va de mal en pis, je ralentis et le lâche de plus en plus fréquemment. JB reste près de lui et je vois sa mine qui se dégrade. J’angoisse à l’idée qu’il arrête
    au 21<sup>ème</sup> km mais je le vois mal continuer. Il souffre beaucoup et je me prépare psychologiquement à continuer sans lui. Nous parvenons à la 1<sup>ère</sup> halte en 2h19’26’’. C’est
    parfait, on a bien ralenti mais ça me convient. Remplissage de la poche à eau, une bonne dose de poudre, quelques tucs, 2 grands verres d’eau gazeuse et un morceau de banane, ni plus ni moins et
    c’est reparti. Je quitte Eric le cœur gros…</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-size: 12pt;">21 – 53km&nbsp;: BUC - Chaville</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-size: 12pt;">Prochaine étape dans 32km à Chaville. Il va falloir tenir et économiser l’eau. Je décide de boire toutes les 15mins. De plus, fini les beaux chemins tout plats, les
    montagnes russes commencent, l’échauffement est terminé. J’ai les jambes qui commencent à être lourdes. Les chemins sont encore bien chargés. Au bout de 30km, j’arrive sur des terres connues. Au
    départ, je me disais, «&nbsp;chouette, à la maison ce sera plus facile&nbsp;!&nbsp;» Mais non, ce n’est pas plus facile, c’est pareil… 30 bornes dans les cuisses et c’est toujours aussi dur. JB
    qui n’a pas couru depuis 4 mois commence à montrer des signes inquiétants de fatigue. Ses jambes sont dures, il ne parle plus trop, je le sens à la peine. On passe par les pires côtes de la forêt
    de Meudon, celles que je redoute en temps normal dont une particulièrement sur Meudon Ouest lorsqu’on suit le GR près de Vélizy, une espèce de mur, terrible, j’arrive en haut exténué. J’en chie
    comme un russe, j’avance plus dans les côtes. On se dirige vers la N118 et la passerelle que j’ai franchis des dizaines de fois. C’est surréaliste, j’ai l’impression d’être un étranger chez moi.
    Je connais l’endroit mais il est différent.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-size: 12pt;">J’ai abandonné JB. J’ai senti que ça n’allait pas, je n’ai pas voulu insister et j’ai préféré rester dans la course. Je suis fragile suite à mes derniers échecs, je
    ne sais pas si j’aurai pu gérer cette situation avec lui. J’espère qu’il ne m’en voudra pas. Depuis le départ, je reçois un max de sms et de coups de fils. Eric va mieux, Bruno et Stéphane me
    poussent au cul. Nicolas m’appelle et me dit qu’il fait des côtes sur le tapis vert de Meudon. Il me demande où j’en suis, je lui réponds à «&nbsp;10mins environ&nbsp;» sans savoir vraiment où je
    suis mais j’ai besoin de voir quelqu’un. Il doit m’attendre sur place. L’abandon de JB m’a atteint. 10mins plus tard, je débouche sur le tapis vert, je vois Nico et Claire en train de faire leurs
    côtes. Ouf, le soulagement… Nico me dit de continuer, ils me rattrapent. Mais merde, j’ai besoin de vous voir maintenant moi&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-size: 12pt;">Alors je continue et rumine ma déception. Plus de nouvelles de JB, je l’ai abandonné sans avoir essayé de le motiver pour finir. Encore des côtes, je les connais
    toutes, elles sont raides. On passe près de l’anémomètre non sans avoir franchi la pire des montées pour y parvenir. Nous tournons à gauche juste avant l’anémomètre et direction l’endroit où
    d’habitude… je fais mes séances de côtes&nbsp;! Heureusement, on passe cette zone à la descente, Nico et Claire me rejoignent enfin.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-size: 12pt;">Ils m’ont fait peur ces deux là, je reprends du poil de la bête. Je discute, ils me parlent, ça me fait du bien. Nico chambre comme à son habitude mais il peut
    chambrer autant qu’il veut. Le physique et le moral vont bien. A part la fatigue, je suis nickel, aucun pépin à l’horizon. J’alterne les passages euphoriques et les coups de mou. C’est étrange,
    j’ai l’impression d’être sur une vague. Je bois beaucoup et je maintiens mon énergie juste au bon niveau pour ne pas m’écrouler. Je suis limite comme si je courais au bord d’un précipice. Avec
    Nico et Claire, nous allons sur l’observatoire. Je les regarde tous les 2, ils sont jeunes et beaux, leur foulée est légère. J’ai l’impression d’être un poids au milieu d’eux mais je profite de
    leur légèreté, de leur jeunesse et de leur insouciance. Ce moment avec eux m’a semblé génial.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-size: 12pt;">L’observatoire&nbsp;: l’endroit est unique, merveilleux. Quelle chance de passer là, c’est énorme et je savoure. Les points de vue sur Paris sont uniques, les
    bâtiments historiques et les jardins sont magnifiques. Nous montons un vieil escalier métallique vert style 19<sup>ème</sup>. Quel pied cette course…</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-size: 12pt;">JB a appelé Nico. Il abandonne et rentre sur Paris avec eux. Alors que nous traversons l’observatoire, Stéphane nous rejoint planqué derrière un arbre avec son
    appareil photo. J’apprécie. Tout ce petit monde me quitte vers le 45<sup>ème</sup> km. Au loin, on voit la tour Eiffel et l’arrivée… à 35km&nbsp;! On pourrait presque la toucher mais la route est
    encore longue. Au km46, un contrôle nous fait sortir notre couverture de survie pour vérification et notre brassard réfléchissant. C’est sérieux et j’obtempère. Je le mets sur mon bras puis je
    repars. Plus que 7 bornes avant le ravito.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-size: 12pt;">Avoir quitté les amis m’a plongé dans une sorte de déprime. Je me sens seul, je suis fatigué et mon rythme a sérieusement chuté. Je regarde souvent la vitesse
    moyenne sur mon gps et lentement mais surement, elle diminue. Je marche dès que ça monte, essaye de relancer sur le plat et les descentes. La nuit tombe. Personne n’ose sortir sa frontale et
    attend le ravito. Les discussions du début se sont éteintes, les trailers avancent silencieux dans la pénombre. Chacun cherche dans ses entrailles les ressources physiques et morales pour
    avancer. C’est la loi de l’ultra, l’oignon a perdu toutes ses couches et on est seul face à soi-même. L’autre côté du miroir se dévoile. Heureusement, on n’est pas seul, les ombres mouvantes dans
    la nuit sont des compagnons et non des adversaires.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-size: 12pt;">53 – 63km&nbsp;: Chaville – Marne la Coquette</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-size: 12pt;">C’est avec soulagement que j’arrive au ravito. Je coure depuis 7h03’09’’ soit une moyenne de 7,515 km/h. Oups&nbsp;; adios les moins de 10 heures. Tant pis, ce
    n’est pas le principal. Il fait nuit. On est loin du joli ravito de BUC. Une masse de trailers s’agglutine à la recherche de place pour se restaurer, soigner ses bobos ou se reposer. La bataille
    a fait des dégâts et refoule son lot de blessés. Je demande l’aide d’un coureur pour refaire les niveaux de ma poche à eau. Tout le monde s’entasse sous de petites tentes, c’est déprimant. Je me
    change pour la nuit. J’enfile un t-shirt sec, ma veste goretex et part manger un peu&nbsp;: TUCS, banane, une part de cake et 2 verres d’eau gazeuse pour remettre l’estomac en place. Je m’équipe
    de ma frontale et je repars. Mine de rien j’ai perdu pas mal de temps.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-size: 12pt;">Objectif Marne-la-Coquette et les haras de Jardy 10km plus loin. Je ne le sais pas encore mais ce sera la partie la plus éprouvante de la course. C’est simple, cela
    n’arrête pas de monter et descendre sans aucun répit. Une demi-heure après avoir quitté le ravito, une averse se met à tomber. Cela ne dure pas longtemps mais suffisamment pour nous tremper
    intégralement. Je coure dès que possible mais les terrains sont boueux et glissants. Les appuis sont moins surs et la fatigue rend la foulée inefficace. En clair, j’avance pas et ce, quel que
    soit le terrain. C’est long, je regarde mon gps tout le temps. Nous passons près des étangs de Ville d’Avray, j’en profite pour courir mais très rapidement cela remonte. Nous avons fait une sorte
    de boucle inutile mais il faut bien faire ces 80 bornes même si pour cela, on doit tournicoter un peu.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-size: 12pt;">Vers 21h, nous essuyons une nouvelle averse. Il pleut quasiment sans discontinuer. Je suis toujours plus fatigué mais bizarrement je n’ai pas de douleur gênante.
    Même mes adducteurs me foutent la paix. Les pieds sont trempés mais nickels. C’est comme si mon corps s’était renforcé avec le temps et avait accepté l’épreuve. Par contre, je ne peux plus aller
    vite sinon le souffle s’accélère aussitôt alors même que le rythme cardiaque est bas. C’est un signe de grosse fatigue, les vannes sont réduites au minimum. Tant pis pour le temps.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-size: 12pt;">Mentalement, je suis motivé comme jamais. J’ai fermé mon esprit, je suis un corps qui avance dans la nuit. Pas question d’arrêter. Je sais qu’à partir du
    63<sup>ème</sup> km, le terrain est plat et que je vais pouvoir courir et ne plus perdre de temps à défaut d’en gagner. Bientôt j’aurai mangé mon pain noir et je pourrai attaquer le fromage puis
    le dessert. J’arrive aux haras de Jardy, mon calvaire se termine bientôt. C’est la fête dans les haras, une musique techno retentit au loin. L’organisation a dressé un petit groupe de tente dans
    un recoin à l’écart.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-size: 12pt;">J’y arrive en 9h13’15’’ soit 6,832 km/h. Oula, j’ai pris une grosse claque sur ce coup là même si j’ai perdu du temps à Chaville. D’ailleurs ici, c’est moins le
    bordel qu’à Chaville, on ne s’attarde pas trop. Les coureurs présents sont défaits, pas beaucoup plus présentables que moi. Je bois de l’eau gazeuse, je mange un peu de salé et met sert un café
    instantané que je rejette dehors. Beurk. En sortant, j’appelle Anne-Paule pour lui dire que je serai au 70ème dans 50mins à 1 heure.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-size: 12pt;">63 – 70km&nbsp;: Marne la Coquette – Parc de Saint-Cloud</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-size: 12pt;">Anne-Paule et Philippe sont censés me retrouver là-bas. J’ai hâte d’y arriver pour les voir, pour prendre leurs encouragements en pleine poire et remettre au niveau
    maximum mon mental. Rien que d’y penser, je me sens déjà beaucoup mieux. Je coure presque tout le temps malgré quelques coups de mou. Je bois peu, le sucré sature dans mon estomac. Mais
    maintenant, c’est à l’arrache, c’est avec les tripes qu’il faut avancer. J’ai sorti toute ma panoplie pour aller au bout, je suis en proie à une espèce d’hystérie qui n’a pour but que de finir,
    coute que coute. Le cerveau reptilien a pris le dessus sur tout le reste, il n’écoute plus rien et surtout pas le corps, il impose sa loi et a pris les commandes de la machine. Il ne faut plus
    penser, c’est inutile.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-size: 12pt;">Nous traversons le Parc de Saint-Cloud la nuit sous des trombes d’eau. Je m’en fous, je suis trempé jusqu’aux os mais cela ne me gène pas. Je coure dans d’immenses
    flaques d’eau qui remplissent mes chaussures. C’est surréaliste et unique. Je connais très bien le chemin que nous empruntons, je sais que je ne suis plus très loin. J’aime l’idée d’aller là où
    personne ne peut aller la nuit. Cette course est grandiose.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-size: 12pt;">70 – 80km&nbsp;: Parc de Saint-Cloud – Pont d’Iéna Tour Eiffel</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-size: 12pt;">Saint-Cloud. J’ai dévoré les 7km presque sans m’en apercevoir. Pas d’Anne-Paule ni de Philippe sur le ravito presque vide. Je les appelle, ils sont un peu plus bas
    et se dirigent vers moi. Je bois un coca, mange un peu et repart pour rejoindre ma louloute et mon pote. Je prends une volée d’encouragements lorsque je les vois. Philippe me pousse comme jamais
    avec ses mots à lui, il me remet dans la course et me redonne une grita à faire pâlir un défenseur argentin. Anne-Paule est dans l’affectif et la protection, me demande comment je vais et me
    félicite. Les chemins sont boueux, noyés sous des trombes d’eau. D’ailleurs, il n’y a plus de chemin, c’est un mélange de piscine et de terre défoncée par les centaines de coureurs
    précédents.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-size: 12pt;">Grâce à eux, je pars pour un 10 bornes et je ne lâcherai rien. Ils courent près de moi jusqu’à la sortie du Parc. Maintenant ce sont les quais, une grande courbe
    vers la dame de fer. Je connais par cœur encore une fois. Le long des péniches, je recroise Anne-Paule et Philippe qui en remettent une couche. Le chemin est une énorme flaque, je patauge sans
    plus me soucier de mes pieds. Puis j’arrive au Parc de l’Ile Saint-Germain. La maison est à 200m, je passe devant la crèche d’Hugo juste avant d’entrer au Parc. Tout m’est familier et en même
    temps si lointain. A l’entrée du Parc, je vois Hugo qui pousse des cris en me voyant. Mon cœur chavire devant ce petit bonhomme de 11 ans qui doit se demander ce que son papa fout ici. Je lui
    fais un gros bisou puis c’est la traversée de l’Ile Saint-Germain parcourue des centaines de fois mais jamais la nuit encore une fois.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-size: 12pt;">La traversée de l’Ile me paraît longue, je marche sur la petite côte finale et sort du Parc en trottinant. Une délégation de l’Avia m’attend à la sortie, Anne-Paule
    et ma belle-soeur, Philippe, mon fiston, Eric et Sonia, Alain et Yolande… c’est énorme, je me sens reprendre des ailes, j’ai envie qu’ils voient que je ne suis pas mort et encore dans la course.
    Ma foulée s’allonge et je repars vers mon objectif final. C’est bon d’être entouré, supporté, littéralement porté, de pouvoir compter sur les amis, la famille. Les potes de l’Avia ont aussi connu
    ça, ils savent à quel point c’est difficile mais également génial dans ces derniers moments. Merci à eux.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-size: 12pt;">Il me reste 5 ponts pour en terminer, je les énumère dans ma tète, Garigliano, Mirabeau, Grenelle, Bir Hakeim et Iéna soit 5km en gros. La 1<sup>ère</sup> partie
    est assez moche le long des travaux et d’une zone industrielle. Des camions sont garés un peu n’importe comment. C’est interminable et après mon coup de fouet, j’accuse le coup. Sur le Pont de
    Grenelle, nous prenons une sorte de chemin sur une ile. Je ne connaissais pas, c’est plutôt agréable. Nous remontons au niveau du Pont de Bir Hakeim puis nous redescendons sur les quais vers le
    Pont d’Iéna. La tour Eiffel est toute proche, à une poignée de pas, mon cœur fait des bons, l’adrénaline irrigue mon corps provoquant instantanément un sentiment de joie intense. Quelques marches
    pour retrouver l’esplanade de la tour, je traverse la route afin de rentrer dans la tente de l’organisation. Juste avant, Hugo, Anne-Paule et ma belle sœur m’attendent et m’encouragent. C’est
    trop bon. Direction le pilier puis les marches vers le 1<sup>er</sup> étage, tout est parfaitement indiqué. Je suis exténué, je monte difficilement les marches. Cela me paraît interminable et
    puis soudain, un photographe et l’arrivée. Le tout a duré 4 minutes. Le temps de prendre le t-shirt de finisher, de boire un ultime verre de coca, de reprendre l’ascenseur pour redescendre et je
    retrouve toute ma petite famille. Je suis heureux et fier de ma course.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-size: 12pt;">J’ai beaucoup aimé cette course. Après la Saintélyon, c'est la 2ème grosse course que je termine récemment. Cependant, je vais au bout au prix de chronos assez
    médiocres. Ce n'est pas le plus important certes mais j'ai incontestablement perdu de la vitesse et de la résistance. La peur de connaître des difficultés respiratoires me fait courir en
    permanence sur la réserve. Même si je le voulais, je ne pourrai pas attaquer plus et me rentrer dedans.<br></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-size: 12pt;">Il me reste 9 semaines avant la Trans Aq', 9 semaines presque inutiles tant ma préparation a été intense ces derniers temps au rythme des sorties et des courses.
    Même le plan bouffe et le sac sont quasiment finalisés.<br>
    <br>
    Quoiqu'il en soit, je ne vais pas boudé mon plaisir suite à cet écotrail. Cette course a un bel avenir devant elle et va certainement devenir une grande classique parisienne du trail.<br>
    <br>
    Merci à l’organisation ainsi qu’aux bénévoles dévoués dans des conditions parfois difficiles, toujours aux petits soins pour les coureurs.<br>
    Merci à tous ceux qui m’ont encouragé et porté vers l’arrivée.<br>
    Merci à ma louloute pour son soutien.</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 28 Mar 2010 15:56:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">72583ca458880157b4ca593e25060ea7</guid>
                <category>Récits de courses</category>        <comments>http://runfredo.over-blog.com/article-ecotrail-de-paris-2010-47549462-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Ice Trail]]></title>
        <link>http://runfredo.over-blog.com/article-ice-trail-43675175.html</link>        <description><![CDATA[<p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Dimanche, j’étais sur l’<a href="http://www.action-raid.com/ice_trail.html">Ice-trail</a>, un trail de 30km dans
    la forêt de Carnelle dans le Val d’Oise. L’organisation a posé ses bases à Saint-Martin du Tertre, un petit village tranquille qui&nbsp;verra ses rues envahies de trailers boueux et crottés
    pendant une demi-journée. Arrivé sur place vers 8h10 pour un départ théorique à 9h, c’est un peu la foire d’empoigne dans les rues, des bagnoles partout, un parking à 500m du retrait des
    dossards, ça part dans tous les sens et ça bouchonne. Pour ma part, mon bilan carbone est faible car j’ai proposé un co-voiturage avec 2 coureuses de l’Avia&nbsp;: Brigitte et Sylvaine. La
    1<sup>ère</sup> a déjà tâté du trail une fois, la seconde a décidé de découvrir la discipline sur l’Ice-trail. Elle n’a pas choisi le plus facile. L’Ice-trail, c’est 30 bornes dans le froid, la
    boue, la brume, la flotte, bref, tout ce que la météo a de pire à offrir dans cette période hivernale.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">On se gare sur le parking déjà bondé. On croise Linda, une ex du club qui s’aligne sur le 15km et on retrouve
    Yolande et Alain dans le gymnase pour le retrait des dossards. L’organisation est bien rodée, tout se fait tranquillement mais il ne faut pas traîner pour se changer. Pour ma part, je voyagerai
    léger, juste un porte-bidon de 800ml, 2 barres et 1 gel. Pas de fioritures, ni de sac encombrant sur le dos. S’il pleut je serai mouillé. J’ai sur moi une tenue nanook de chez akammak, un
    fabricant de vêtements techniques canadien. Ce truc est bluffant, qu’il fasse -10°C ou 5°C, je n’ai ni chaud ni froid, en fait, j’ai légèrement froid si je ne bouge pas mais cette sensation
    s’estompe dès que je commence à courir. En plus, je ne transpire pas comme un veau dedans lorsque je coure. Très agréable.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">On annonce des rivières de boue donc je prends des guêtres et un cuissard long histoire de ne pas transformer ma
    course en thalassothérapie. Direction la ligne de départ où je retrouve une vieille connaissance du club, Sylvain avec qui je tournais sur la piste il y a 5 ans. Lui aussi s’est mis au trail.
    Bref, on poireaute, on poireaute et c’est avec 30mins de retard que l’organisatrice se pointe avec son haut-parleur sous les sifflets de certains. La dame s’énerve et invite les mécontents à
    rester chez eux l’année prochaine. Cool, ça commence dans une bonne ambiance.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Allez on se calme, il faut partir maintenant. Ni une ni deux, la dame un peu énervée donne le départ sans préavis.
    GPS démarré, c’est parti. On se dirige vers un joli château puis on bifurque le long d’un champ direction la forêt. Les 1<sup>ers</sup> prémices de chemin laissent entrevoir le pire. De grosses
    flaques de boue apparaissent ici et là. Je règle le problème en tirant tout droit dans la gadoue. Faut pas déconner non plus, si on ne veut pas se salir, autant rester chez soi. Les coureurs à
    côté me maudissent en se prenant quelques giclées sur leurs jambes toutes propres. «&nbsp;Désolé mais ne vous en faites pas, ça part au lavage&nbsp;!&nbsp;».</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Le groupe Avia reste ensemble. Je suis avec Olivia, Brigitte et Alain. J’aperçois Sylvaine un peu en retrait. Je
    vais pas mal penser à elle durant la course en espérant qu’elle s’en sorte sans trop souffrir. Je suis bien dans ma tète, heureux d’être là, je me prends encore une bouffée de bien-être dans la
    tronche. C’est bon. Depuis ma prépa Saintélyon, je coure avec un énorme plaisir même lors des séances d’entraînement dans le froid, sur la neige, sous la pluie. Je ne me souviens pas être allé
    courir à reculons depuis un bon moment.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Pendant quelques km, je fais un peu le yoyo avec Alain et Brigitte. On s’engage rapidement sur des chemins assez
    larges puis sur des monotraces. Il faut dire que nous sommes presque 900 au départ donc ça fait beaucoup de monde pour ce type de course. Je reste au chaud dans le peloton, plutôt derrière même
    et doubler s’avère difficile, épuisant et inutile. Donc j’aligne les km. Les coureurs du 15km sont partis juste après nous et ils nous rattrapent rapidement. Comme à la Saintélyon, c’est vite le
    bordel. Ça double dans tous les sens, par la gauche, par la droite, c’est demandé parfois gentiment, parfois les mecs gueulent voire poussent ou bousculent les coureurs du 30km. Je les comprends
    mais en même temps, je trouve ça limite. La plaisanterie va durer 10 bornes jusqu’à une bifurcation et un 1<sup>er</sup> ravitaillement. Moralement je suis au top, physiquement, j’accuse le
    coup.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Mon programme de la semaine. Mardi&nbsp;: séance de côtes et une séance de PPG, mercredi&nbsp;: 55’ de footing,
    jeudi&nbsp;: 3x3000m sur la piste et samedi&nbsp;: sortie longue 1h55’. J’ai bien tapé sur la mécanique toute la semaine et je suis arrivé sur la course fatigué. Je le sens surtout dans les côtes
    en marchant, j’ai du mal à pousser sur les cuisses. Elles brulent tout de suite et les genoux sont douloureux. C’est inquiétant. Mais bizarrement, je m’aperçois que lorsque je coure dans les
    côtes, j’ai moins mal. Je décide donc de courir tout doucement dès que ça monte. Et là, je récupère un paquet de gens.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Au ravito, je suis toujours avec Brigitte. Alain et Olivia sont restés un peu en arrière. Je ferai le yoyo avec
    Brigitte jusqu’au 15<sup>ème</sup> km environ. Elle assure un bon rythme sans rien lâcher. Dès que je ralentis un peu, elle me dépasse. Vers la moitié, Brigitte a un petit coup de mou et je lui
    suggère de marcher un peu et de manger pour se refaire une santé. En ce qui me concerne, tout va bien. Je sens le peloton qui s’étire et qui commence à avoir ses 1ères défaillances. Par ci par
    là, je commence à voir des trailers qui marchent, s’étirent. La boue fait des dégâts, les adducteurs sont mis à rude épreuve, les articulations et les muscles également.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Je ne suis pas au mieux depuis le départ mais mon état n’empire pas donc je remonte progressivement le peloton.
    Dans les côtes et les faux-plats, je ramasse un paquet de coureurs. J’ai une grosse préparation derrière moi et je le sens même si je manque de fraîcheur physique. Néanmoins, le parcours est
    usant et cassant. Les ornières glissantes ne permettent pas d’avoir des appuis corrects. Les 800m D+ sont soigneusement repartis et imposent des changements de rythme permanents. Cela se
    transforme en course pour costauds. Je me force à courir au maximum, à relancer dès que le terrain est propice, il faut courir pour aligner les km, courir pour accélérer le temps. Entrer dans une
    logique de marche est démoralisant et rend la course interminable. Je ne veux surtout pas vivre ça. J’encourage les coureurs plantés sur le parcours, je propose un sporténine à un gars crampé
    jusqu’aux os. Il refuse poliment, tant pis…</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Ma stratégie fonctionne plutôt bien. Entre les km 20 et 26, c’est un peu l’horreur. Il y a quelques côtes boueuses
    sur lesquelles on ne peut rien faire. Je marche, j’ai mal aux jambes et j’ai l’impression de faire du surplace. A 6km de l’arrivée, un second ravitaillement marque la dernière partie de course.
    C’est un peu plus roulant mais ponctué de raidards dévastateurs. Je continue à doubler pas mal de gens, j’ai encore des jambes correctes. Je bois et mange beaucoup. J’ai acquiers de bon réflexes
    d’hydratation et d’alimentation. 3 bonnes gorgées de boisson énergétique tous les ¼ d’heures, un sporténine toutes les heures et quelques aliments solides entre tout ça. Aux 2 ravitos, j’ai
    bouloté du gâteau, une banane et du coca. J’ai bien supporté tout ça malgré l’eau glacé.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Je me fixe un objectif de moins de 3h30 pour les 30km. Le GPS me laisse espérer que cela est possible si je ne
    déconne pas trop. Au 29<sup>ème</sup> km, on retrouve les chemins du départ, le long de la forêt, des champs puis vers le château. Et là, boum, la monotonie du chemin, le fait de savoir l’arrivée
    proche me plombent les jambes et le moral. Tout à coup, je prends conscience du gris ambiant, du froid, du ciel encombré par les nuages. J’en ai marre… En plus, tout le retour est en faux-plat
    montant, j’ai l’impression d’être scotché au bitume, c’est long, c’est chiant. Je dépasse un énième coureur, je l’encourage pour lui donner du baume au cœur et pour me pousser aussi un peu. Il
    m’accroche, on discute, on souffre ensemble mais ça passe le temps. Il faut remonter sur un stade jusqu’à l’arrivée. Yolande m’encourage sur les derniers mètres. Je passe la ligne en 3h36’13’’
    pour 31,5km. Sans ce rab, j’aurai atteint mon mini-objectif, c’est un peu balot. Sur la ligne, je suis interpellé par le distributeur France de chez akammak «&nbsp;J’aime bien votre
    t-shirt&nbsp;!&nbsp;» Je regarde mon t-shirt comme un niais, je pige rien à ce qu’il me dit avant qu’il se présente. Il faut dire que cette marque est peu courante et je dois être un des rares à
    porter un de ses produits. Je n’ai même pas envie de lui dire à quel point son produit est bien. Je suis fatigué et j’ai faim.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Au final, je suis content de ma course. Je me jette sur les ravitos&nbsp;: TUC, fromage, pain, thé bien chaud.
    Brigitte, Alain et Olivia arrivent ensuite. On papote un peu, Brigitte n’a pas trop aimé la difficulté particulière de ce trail, Olivia a adoré, Alain n’était pas trop préparé, bref, chacun a son
    petit commentaire et son avis différent. Pour ma part, j’y retournerai car ce format de course me convient bien. Suffisamment long pour se faire un peu mal mais pas trop pour conserver le plaisir
    intact.</span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 26 Jan 2010 13:09:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">82c4b194b4f2748b937a28262d3511cc</guid>
                <category>Récits de courses</category>        <comments>http://runfredo.over-blog.com/article-ice-trail-43675175-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Saintélyon]]></title>
        <link>http://runfredo.over-blog.com/article-saintelyon-40778601.html</link>        <description><![CDATA[<p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">De retour de la Saintélyon. Pas vraiment de compte-rendu cette fois-ci, la flemme ou la fatigue sans doute. J’ai
    couru avec mon pote Eric sur tout le parcours durant 10h26’. Ce fut un vrai plaisir de faire cette course à deux car je n’ai pas vu passer le temps. Le point positif est qu’à aucun moment je n’ai
    eu de grosse défaillance ni de problème de respiration non plus, je me suis senti à l’aise tout le temps. J’ai juste eu mal au dos et au bide mais rien de méchant.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">La course a été difficile tout de même. J’avais oublié les montées du
    1<sup>er</sup> tiers de course, les chemins cassants, boueux et jalonnés de pierres. Le second tiers est un jeu de montagnes russes avec une succession de descentes assez raides et casse-gueules
    et de montées techniques. Eric a assuré le train dans les montées car je suis un piètre marcheur. C’est sur les 25 derniers km que j’ai eu les meilleures sensations, je me suis senti bien pour
    courir. On a «&nbsp;ramassé&nbsp;» pas mal de monde sur la fin. Eric s’est accroché comme un diable alors qu’il était vraiment dans le dur. Il a terminé avec les jambes percluses de crampes.
    Bravo, il m’a impressionné par sa résistance à la douleur.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Avec Eric, on a pas mal galéré aux ravitos mais je relativise cet aspect quand je
    vois les moyens mis en œuvre par l’organisation pour accueillir 10000 coureurs, c’est tout simplement énorme. On a lâché beaucoup de temps dans les files d’attente pour manger ou chercher les
    robinets notamment à Sainte-Catherine et à Saint-Genoux. Félicitations également aux bénévoles face à des coureurs exigeants et pas toujours respectueux.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Ma poche à eau m’a lâché aux 35<sup>ème</sup> km. J’ai carrément eu un trou sur la
    fixation du tuyau à la poche. Du coup, Eric a joué les porteurs d’eau pour deux nous obligeant à refaire le plein à tous les ravitos. Encore une fois, merci à lui car je n’ai jamais manqué
    d’eau.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">A part ces quelques désagréments, tout le reste ne fut que du plaisir. Le temps a
    été clair&nbsp;et les températures clémentes. Les pluies de la semaine avaient bien détrempé les chemins mais cela fait parti du jeu. Une "Sainté" sur terrain sec n'est plus vraiment une
    Saintélyon.&nbsp;J’ai apprécié tout le parcours même dans les moments où je n’étais pas très bien. Il faut dire que cette course est une classique dont le concept et le cadre sont exceptionnels.
    Relier Saint-Etienne à Lyon en passant par les collines en pleine nuit est tout simplement génial. L’ambiance est excellente notamment dans les villages traversés.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Calibri;"><span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">On a terminé et on s’est fait plaisir, c’est le
    principal.<br>
    <br>
    Le parcours<br></span></span><br></span><img width="600" src="http://idata.over-blog.com/0/27/13/93/parcours.jpg" height="250" class="noAlign">&nbsp;
  </p><br>
  <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Eric au départ<br></span></span><br>
  <img width="300" src="http://idata.over-blog.com/0/27/13/93//eric.jpg" height="225" class="noAlign"><br>
  <br>
  <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Bibi au départ<br></span></span><br>
  <img width="300" src="http://idata.over-blog.com/0/27/13/93//fred.jpg" height="400" class="noAlign">]]></description>
        <pubDate>Tue, 08 Dec 2009 09:44:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">64ef958f2edcb4c763d5efc926058698</guid>
                <category>Récits de courses</category>        <comments>http://runfredo.over-blog.com/article-saintelyon-40778601-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Trail des Sorcières]]></title>
        <link>http://runfredo.over-blog.com/article-trail-des-sorcieres-38842039.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Inscrit sur la <a href="http://www.saintelyon.com/course-raid-nocturne/"><span style=
    "font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Saintélyon</span></span></a><span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">, j’estime que le
    plan du coach est assez lourd et j’arrive sur les semaines d’entraînements où les week-ends sont passablement chargés. Personnellement, j’ai du mal à accumuler des sorties longues de plus de 2h
    et j’essaye souvent de me trouver des courses pour compenser avec pour objectif de me faire plaisir. Cela me permet de découvrir des «&nbsp;petites&nbsp;» courses accueillantes, presque intimes
    où il fleure bon la convivialité.</span></span></span></span><span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;"><br>
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;"><br>
    2 semaines avant le</span></span> <a href="http://traildessorcieres.free.fr/"><span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">trail des
    sorcières</span></span></a><span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">, j’attrape donc mon calendrier</span></span> <a href=
    "http://www.jogging-international.net/"><span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Jogging International</span></span></a> <span style=
    "font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">en quête d’une course fin octobre et je fais chou blanc. Rien d’intéressant en trail comme sur route sur des distances
    acceptables, c'est-à-dire aux alentours de 30km. Dans la section «&nbsp;course nature&nbsp;», on commence à voir fleurir des cross, pas vraiment adaptés à ce que je veux
    faire.<br></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: left;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;"><br>
    Non moi je cherche la petite perle pas trop connue qui me permet de vivre un bon moment sportif, la découverte d’un bout de forêt, d’une bonne ambiance. J’élargis mon champ d’investigations dans
    les Régions proches de Paris et toujours rien ce week-end là, à croire que tout le monde a décidé de veiller les morts.</span></span></span></span><br>
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;"><br>
    Par curiosité, je consulte le calendrier</span></span> <a href="http://www.ultrafondus.fr/"><span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;"><span style=
    "font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Ultrafondus</span></span></span></span></a> <span style="font-family: times new roman,times;"><span style=
    "font-size: 12pt;">sur le net et… bingo&nbsp;! Niché entre le Grand Raid de la Réunion et l’Everest Lafuma Sky Race, je vois le Trail de Sorcières. Tiens&nbsp;? Késako&nbsp;? Jamais entendu
    parler. Je visite direct leur site et je vois que la course se déroule à côté de Chinon à seulement 300km de Paris. C’est un ultra sur 2 jours avec un 20km nocturne le samedi et un 33km diurne le
    dimanche matin. Hum hum, très intéressant&nbsp;! Ni une ni deux j’en parle à Anne-Paule qui me propose carrément un petit week-end complet sur la Région.</span></span></span><br>
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;"><span style=
    "font-size: 12pt;"><br>
    En plus, il y a aussi un 13km et un 20km encore le dimanche matin ce qui laisse la possibilité à Anne-Paule de se joindre à la fête. Mais c’est tout bon ça&nbsp;! Juste un petit regret, Hugo
    aurait pu nous accompagner car une course pour enfants est également au programme. Yolande et Alain sont aussi partants. 2 heures après, l’hôtel est réservé pour le vendredi soir histoire de
    visiter un peu le coin le samedi. L’affaire est rondement menée...</span></span></span></span></span><br>
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;"><span style=
    "font-size: 12pt;"><br>
    Je visite le site de la course, on nous parle de repas d’après course, de convivialité, de chemins accueillants, de bénévoles aux petits soins, bref, de tout ce pourquoi j’aime courir. Je sens
    que j’ai trouvé la perle rare du week-end, le genre de course qu’on note sur un calendrier chaque année pour se détendre.</span></span></span></span></span><br>
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;"><br>
    Arrivés le vendredi soir, nous passons le samedi à visiter Chinon et à préparer nos affaires pour le soir non sans oublier la sieste règlementaire. Nous arrivons vers 17h30 à Saint Benoit la
    Forêt, joli village abritant l’organisation.<br>
    <br>
    Saint Benoit la Forêt... donc :</span></span><br>
    <br></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: left;">
    <img width="500" src="http://idata.over-blog.com/0/27/13/93/Sorci-res/eglise-saint-benoit.jpg" height="667" class="GcheTexte">
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    &nbsp;<br>
    <strong><span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-size: 14pt;"><br>
    <br>
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    <br>
    Son église...<br></span><br></span></span></strong><br>
    <img width="500" src="http://idata.over-blog.com/0/27/13/93/Sorci-res/marie-saint-benoit.jpg" height="374" class="GcheTexte">&nbsp;
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: left;">
    <br>
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-size: 14pt;"><br>
    <br>
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    <br>
    Sa mairie...<br></span><br>
    <br></strong><img width="500" src="http://idata.over-blog.com/0/27/13/93/Sorci-res/poste-saint-benoit.jpg" height="374" class="GcheTexte"><br>
    <br></span></span><span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-size: 14pt;"><br>
    <br>
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    <br>
    Sa poste...<br></span><br>
    <br></strong><img width="500" src="http://idata.over-blog.com/0/27/13/93/Sorci-res/alain-saint-benoit.jpg" height="667" class="GcheTexte"><br></span></span><br>
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-size: 14pt;"><strong><br>
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    <br>
    Ses touristes anglais...<br>
    <br>
    <br></strong></span><img width="500" src="http://idata.over-blog.com/0/27/13/93/Sorci-res/panneau-sorcieres.jpg" height="667" class="noAlign"><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;"><strong><br>
    Et maintenant son trail et son ultra.<br>
    <br>
    <br></strong></span><img width="500" src="http://idata.over-blog.com/0/27/13/93/Sorci-res/chinon-rue-medievale.jpg" height="374" class="GcheTexte"></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;"><strong><br>
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    <br>
    <span style="font-family: times new roman,times;">Chinon, ville médiévale en pleine rénovation.</span><br></strong></span><br>
    <br>
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Au retrait des dossards, nous prenons possession d’une paire de chaussettes techniques ainsi que d’un
    porte-dossard, très très pratique.<br>
    <br></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: left;">
    <img width="500" src="http://idata.over-blog.com/0/27/13/93/Sorci-res/salle-depart-nuit.jpg" height="374" class="GcheTexte">
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;"><strong><br>
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    <br>
    <br>
    <span style="font-family: times new roman,times;">Alain et moi prêts pour la course de nuit.<br></span></strong></span><br>
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">C’est à ce moment là que la pluie va commencer à tomber, de plus en plus fort… et va continuer pendant un bon
    moment. La nuit est également tombée et tous les trailers se rassemblent sous de grandes tentes en attendant le départ prévu à 18h30.<br></span></span><br>
    <br>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: left;">
    <img width="500" src="http://idata.over-blog.com/0/27/13/93/Sorci-res/depart-ff-bad-tronche.jpg" height="667" class="GcheTexte">
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <br>
    <strong><span style="font-size: 14pt;"><br>
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    <br>
    <span style="font-family: times new roman,times;">Les mines ne sont pas à la rigolade, on va tous finir rincés de chez rincés.</span></span></strong>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: left;">
    &nbsp;<br>
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Non en fait je suis super content d'être là...<br>
    <br>
    <br>
    <img width="500" src="http://idata.over-blog.com/0/27/13/93/Sorci-res/alain-depart-nuit.jpg" height="375" class="noAlign"><br>
    <span style="font-family: Arial;"><strong><span style="font-size: 18pt;"><br>
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 14pt;">Et Alain aussi "no panic".<br></span></span></span></strong><span style="font-size: 10pt;"><br>
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Avec Alain on dirige vers la ligne de départ. On a encore droit à la musique d’Era «&nbsp;Ameno&nbsp;», le truc
    que je déteste et qui sévit également aux templiers. J’imagine que ça doit faire son effet dans le monde du trail, genre «&nbsp;on est des warriors qui courons après un truc mystique et que rien
    ne peut atteindre&nbsp;!&nbsp;Argh&nbsp;!» Ça fait froid dans le dos. En parlant de guerrier, il pleut fort et je me demande s’il n’y a pas un lien de cause à effet avec cette saloperie de
    musique. Je suis obligé de mettre une casquette pour protéger mes lunettes de la pluie mais du coup ma lampe frontale éclaire la visière au lieu du sol. Je retourne ma casquette et me prend la
    flotte en pleine poire. Il y a toujours un truc qui merde, ça craint.</span></span></span></span><br>
    <br></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;"><span style=
    "font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">C’est parti&nbsp;! Après une espèce de 8 dans
    la gra</span></span>nde clairière du début on file dans la forêt. Ça grimpe un peu au début puis le chemin ondule dans les bois alentours. Le terrain est assez stable et large pour notre petit
    peloton. Rapidement je ne vois plus rien et j’enlève mes lunettes. Du coup, je ne vois vraiment plus rien à part un halo de lumière devant moi. A la 1<sup>ère</sup> racine ou pierre, c’est le vol
    plané assuré.<br></span></span></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;"><br>
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Nous sommes rapidement à l’arrêt devant une pente très raide d’une dizaine de mètres. Ça bouchonne car il faut
    enjamber un petit fossé et grimper une pente boueuse et glissante. Je me dis qu’on est en train de passer en mode «&nbsp;entraînement GIGN&nbsp;» et qu’on va en chier comme des russes. Arrivé en
    haut, je repart en courant derrière Alain qui utilise 2 lampes pour avancer, une frontale et une à la main. On s’engage dans un monotrace très agréable qui serpente en pleine
    forêt.<br></span></span></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;"><br>
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Alors que j’avance dans un brouillard complet, je me sens bien. Je dépasse Alain au train car je ne vais pas
    beaucoup plus vite que lui et je poursuis ma route au travers des chemins. Nous arrivons ensuite sur une petite portion en bitume et j’en profite pour nettoyer et remettre mes lunettes. Je sors
    ma seconde lampe frontale que je tiens à la main et je remets ma casquette. La pluie se calme par intermittence.<br></span></span></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;"><br>
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Les chemins sont détrempés, parfois bien boueux mais sans difficulté technique. Au bout d’un moment, je me
    retrouve tout seul en pleine forêt. La pluie provoque une espèce de brouillard et j’ai du mal à voir les rubalises. Heureusement, l’organisation a posé des petits ronds luminescents qu’on arrive
    à distinguer au loin. Néanmoins, à un moment, je commence à flipper car je n’ai pas de portable, je me dis que tout écart pourrait m’engager dans une vraie galère. Mon cœur fait des bonds lorsque
    je ne vois plus de balisage. J’imagine un 3<sup>ème</sup> volet du projet blairwitch en pleine forêt de Sologne où l’on retrouve un coureur déchiqueté par une bande de
    fanatiques.<br></span></span></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;"><br>
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Je ne me paumerai pas, j’ai passé le test avec succès. Au 10<sup>ème</sup> km, je retrouve des concurrents au
    ravitaillement que je zappe sans m’arrêter. On s’engage sur des chemins plus étroits qui serpentent au milieu d’une végétation plus dense. Un peu plus loin, je dépasse un coureur qui vient de
    tomber lourdement et qui saigne pas mal au niveau du genou. Tout va bien, il continue et me repasse quelques mètres plus tard.</span></span></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;"><span style=
    "font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Des bénévoles assurent les traversées de routes et les changements de direction importants. Tout ça est bien organisé. Un peu
    plus loin, au km 15 on m’annonce qu’il ne reste plus qu’un km et demi. Je me dis que les bénévoles déconnent grave car pour moi, j’ai encore 5 bornes à faire. Et bien non, 1,5km plus tard,
    j’entre dans la clairière du départ et en termine en 1h45’.<br></span></span></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;"><br>
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Bien sur, j’avais annoncé aux filles un temps de course d’environ 2h30’ et c’est seul que je franchis la ligne. Je
    suis un peu déçu mais leur absence est complètement normale. Je prends donc mon temps au ravitaillement qui est super bien achalandé. Fromage de chèvre,
    rillettes</span></span></span></span><span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">, fruits, biscuits apéritifs, tout y est, c’est le bonheur total. Alain
    arrive 5’ plus tard aussi seul que moi. Nous en avons terminé avec la 1<sup>ère</sup> partie de notre périple tourangeau.<br>
    <br></span></span><br></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: left;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;"><img width="500" src="http://idata.over-blog.com/0/27/13/93/Sorci-res/arrivee-alain-nuit.jpg" height="667" class=
    "GcheTexte"><br>
    <strong><span style="font-size: 14pt;"><br>
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    <br>
    Alain à l'arrivée avec le sourire.<br>
    <br></span></strong><img width="500" src="http://idata.over-blog.com/0/27/13/93/Sorci-res/arrivee-ff-nuit.jpg" height="667" class="GcheTexte"><br></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><br>
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;"><br>
    <br>
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    <strong><span style="font-size: 18pt;"><br>
    <span style="font-size: 14pt;">A l'arrivée, trempé jusqu'aux os.</span><br>
    <br></span></strong>L’organisateur a eu la bonne idée de prévoir un repas d’après course. Entre temps, les filles nous ont rejoints. Cela permet aux coureurs de se retrouver dans une ambiance
    très conviviale. Du Chinon est proposé mais j’évite soigneusement d’en prendre car demain on remet ça.<br>
    <br>
    Petit dodo et le lendemain nous repartons chacun sur nos objectifs. Anne-Paule est sur le 13km, Alain repart sur le 20km de jour cette fois-ci et je suis sur le 33km.<br>
    <br></span></span><br>
    <br>
    <br></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: left;">
    <img width="500" src="http://idata.over-blog.com/0/27/13/93/Sorci-res/arrivee-course-jour.jpg" height="374" class="GcheTexte">
  </p>
  <p style="text-align: left;">
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    <br>
    <span style="font-family: times new roman,times;">Yolande en accompagnatrice, Alain qui repart sur le 20km et Anne-Paule enfin de retour sur une course sur le 13km</span><br>
    <br>
    <br></strong></span><img width="500" src="http://idata.over-blog.com/0/27/13/93/Sorci-res/anne-paule-depart.jpg" height="374" class="GcheTexte">
  </p>
  <p style="text-align: left;">
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    <span style="font-size: 14pt;"><strong><br>
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    <br>
    <span style="font-family: times new roman,times;">Anne-Paule tout sourire avant le départ</span><br>
    <br>
    <br></strong></span><img width="500" src="http://idata.over-blog.com/0/27/13/93/Sorci-res/depart-ff-jour.jpg" height="374" class="GcheTexte">
  </p>
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    <span style="font-size: 14pt;"><strong><br>
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    <span style="font-family: times new roman,times;">Après la nocturne, j'affiche un peu moins de sérénité</span><br></strong></span><br>
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Nous démarrons tous ensemble à 9h. Je reste avec Anne-Paule jusqu’à sa bifurcation au 6<sup>ème</sup> km. Ça me
    fait bizarre de la revoir près de moi sur une course après ses 7 mois de blessure. J’espère qu’on pourra se refaire des plans sympas ensemble. En tout cas, j’apprécie énormément ce morceau de
    balade tous les 2.<br></span></span><span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-size: 12pt;"><span style=
    "font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;"><br>
    Puis je coure seul pendant un bon moment. Après une pause bio, je retrouve Alain juste avant qu’il ne bifurque lui-même vers le parcours du 20km. Je pars donc pour une longue boucle où je sais
    que nous ne sommes pas nombreux. Cette boucle commence par de grandes allées au milieu des arbres. J’aperçois au loin des coureurs et je reviens petit à petit sur eux. Cette partie est monotone,
    j’entre dans ma bulle veillant à boire et à m’alimenter régulièrement. Nous traversons quelques lieux dits complètement déserts, des fermes.<br>
    <br>
    On entend les inévitables chasseurs du coin qui pétaradent comme des furieux.</span></span></span><br>
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;"><br>
    J’en croise même 2, des gros</span></span> bonhommes rougeots habillés tout en vert, le fusil ouvert sur l’épaule et qui daignent à peine desserrer les mâchoires au «&nbsp;bonjour&nbsp;» qu’on
    leur adresse. Bref, je ne suis pas fan de ces gens là, ce sont souvent eux qui débalisent les courses ou pire qui militent auprès des pouvoirs locaux (qui sont parfois les mêmes) pour les
    supprimer. Il parait que nous dérangeons la faune locale. Non sans blague…<br></span></span></span><span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;"><span style=
    "font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;"><br>
    Après mon salut de rigueur aux autochtones car je suis un garçon poli et bien élevé, je repars sur mon défi du jour. Les jambes étaient fatiguées de la veille au départ, elles ne sont pas mieux…
    ni pire. Enfin si, lorsque ça monte, j’avoue que j’en chie un peu. Je n’ai plus trop de forces dans les cuisses, le rythme cardiaque grimpe vite, signe que je
    souffre.<br></span></span></span></span><span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;"><span style=
    "font-size: 12pt;"><br>
    Nous avons rejoins le parcours du 20km, je ne sais plus quand car ma lucidité en a pris un coup. C’est en rattrapant un coureur que je l’apprends. J’ai vaguement quelques souvenirs de la veille
    mais il faisait nuit et la nuit, tous les chats sont… Au 18<sup>ème</sup> km, nous arrivons au seul et unique ravitaillement de la course. Je prends de l’eau gazeuse pour soulager mon estomac.
    Depuis presque 2 heures, il s’enfile de la boisson énergétique, des sporténines, un gel et une barre. Il doit m’aimer très fort car jusqu’à maintenant, il bien supporté ce régime de fou. Il est
    temps de le remettre un peu en place. Et l’eau gazeuse, c’est parfait pour ça.<br></span></span></span></span><span style="font-family: times new roman,times;"><span style=
    "font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;"><br>
    Je repars après une minute d’arrêt, il reste 15km et je ne suis plus très frais. Je sens que ça va être long. J’essaye de ne pas regarder mon GPS mais je jette un œil dessus de plus en plus
    souvent. Je maintiens néanmoins un rythme très correct, les jambes sont fatiguées mais pas douloureuses. On quitte une seconde fois le parcours du 20km. Je remonte encore très lentement des
    concurrents, dont une fille qui est partie sans eau. Elle a l’air de souffrir beaucoup, j’imagine les crampes qu’elle doit avoir. Il faut vraiment être inconscient. A 10km de la fin, je double le
    concurrent qui s’était gamellé devant moi la veille au soir.<br></span></span></span></span><span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;"><span style=
    "font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;"><br>
    A 6km de la fin je rejoins un autre coureur et, 500m plus loin, c’est la panne sèche… Je suis très essoufflé et j’en peux plus. Je décide donc de marcher et dans ce cas, quand on commence à
    marcher, c’est la spirale négative. Je me suis souvent demandé à quoi était du mes essoufflements lors des courses. J’ai ma réponse et elle est toute simple, c’est la fatigue. Je me vide
    brutalement de toute substance, comme une bouteille percée. A ce moment là, mon corps a atteint ses limites physiologiques.<br></span></span></span></span><span style=
    "font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;"><br>
    Il ne reste que 5 bornes mais elles vont être sacrément longues.<br></span></span></span></span><span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;"><span style=
    "font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;"><br>
    Je marche, je coure et je m’écroule, ce sera mon cycle infernal. Ça va durer 45mins jusqu’à la fin. Je vais me faire doubler par les 5/6 coureurs que j’avais dépassés dont la fille version
    dromadaire crampée de partout. Au final, ils ne me prendront pas énormément mais quand même, pour le principe, j’aurai aimé rester devant.<br></span></span></span></span><span style=
    "font-family: times new roman,times;"><span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;"><br>
    Je m’étais fixé 3h30’ maxi et je termine en 3h45’.</span></span><br>
    <br></span>
  </p><img width="500" src="http://idata.over-blog.com/0/27/13/93/Sorci-res/arrivee-alain-20-jour.jpg" height="375" class="GcheTexte">
  <p style="text-align: left;">
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    <span style="font-size: 14pt;"><strong><br>
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    <span style="font-family: times new roman,times;">Alain à l'arrivée du 20km dimanche</span><br>
    <br></strong></span><span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Lorsque j’arrive dans la grande clairière, Yolande me fait son show et m’encourage. Anne-Paule
    est là également. Ça fait du bien. Je suis très content d’en finir.<br>
    <br></span></span>
  </p><br>
  <img width="500" src="http://idata.over-blog.com/0/27/13/93/Sorci-res/arrivee-ff-jour.jpg" height="667" class="noAlign">&nbsp;
  <p style="text-align: left;">
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;"><strong><br>
    <span style="font-family: times new roman,times;">La photo est un peu floue mais ce n'est pas parce que je vais vite...</span><br></strong></span><br>
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Je ressens néanmoins une certaine de déception car j’aurai aimé conserver mon petit rythme jusqu’au bout. A
    l’approche de la Saintélyon, je ne suis pas du tout rassuré, loin de là. Mes récents échecs, mon écroulement sur cette course ne me mettent pas vraiment en confiance. Si je cale au
    40<sup>ème</sup> km de la Sainté, il me restera 30 bornes et ça va être un enfer. En plus, je me suis fixé l’objectif de faire moins de 9h, objectif réalisable à condition de courir tout le
    temps. Ce n’est pas gagné du tout.<br></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: left;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;"><br>
    <br>
    <img width="500" src="http://idata.over-blog.com/0/27/13/93/Sorci-res/arrivee-33-ff-grand.jpg" height="667" class="GcheTexte"><br>
    <span style="font-size: 14pt;"><strong><br>
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    Le sourire à l'arrivée est une façade, je suis déçu par ma fin de course.<br></strong></span><br>
    J’ai eu des signes d’alerte et il est plus que temps que je me repose. J’en fais trop depuis trop longtemps. Je le sais. Je vais lever le pied à l’entraînement.<br></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><br>
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">La suite sera plus festive. Un nouveau repas est prévu. Il sera aussi sympathique et convivial que celui de la
    veille avec en prime un petit verre de Chinon bien mérité. Je suis cuit et je n’ai pas très faim. J’ai toujours cette pointe de déception au fond de moi. Un tirage au sort est organisé pour
    gagner divers lots. Et qui est appelé le 1<sup>er</sup>&nbsp;! Bibi qui gagne cette fois-ci une chemise Salomon après les lunettes de soleil à la Noctutrail.<br>
    <br>
    Décidément, heureux aux jeux, malheureux en course…</span></span></span><br>
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;"><br>
    Bon j’exagère car globalement, ce week-end fut un vrai bonheur. Nous avons passé un moment génial entre amis, on a bien mangé et surtout bien décompressé. La région est belle surtout à cette
    époque où la forêt se pare d’un dégradé de couleurs d’automne vraiment magnifique.<br></span></span></span></span><span style="font-family: times new roman,times;"><span style=
    "font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;"><br>
    J’aimerai y retourner dans les mêmes conditions, sans me prendre le chou, avec les amis, juste pour le plaisir. Le cadre est idéal pour cela.</span></span></span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 05 Nov 2009 20:16:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">5ad3feb07d90d42b4b87813705a148c1</guid>
                <category>Récits de courses</category>        <comments>http://runfredo.over-blog.com/article-trail-des-sorcieres-38842039-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Gometz le Chatel]]></title>
        <link>http://runfredo.over-blog.com/article-gometz-le-chatel-37488662.html</link>        <description><![CDATA[<p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Dimanche dernier, je suis allé à <a href="http://www.accourir.fr/home/trail-viaduc-glc-50km.php">Gometz le
    Châtel</a> dans l’Essonne, c’est un ultratrail de 50km qui a la particularité d’être composé de 5 boucles de 10km. Autre côté sympa, on est classé quel que soit le nombre de boucles réalisées
    mais seuls ceux qui ont fait 50km sont considérés comme «&nbsp;finisher&nbsp;» avec une petite récompense en bonus. Normal, ça se mérite un titre finisher, il faut souffrir un peu.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Préparant la Saintélyon qui a lieu début décembre avec Eric, c’est ensemble que nous nous rendons sur la course.
    Notre plan Saintélyon prévoit uniquement une sortie d’1 heure cette semaine et nous hésitons sur la distance à faire. Combien de tours&nbsp;? 2 ou 3&nbsp;? Le parcours intégral&nbsp;? D’un côté
    je me dis que ce serait bien fun de finir mais de l’autre, ce serait compromettre la préparation pour l’objectif final car on ne récupère pas de 50km en 2 jours.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Comme d’habitude, j’ai beaucoup de mal à être raisonnable dans ce genre de circonstance. Avec Eric, on se fixe une
    base de 3 tours et ensuite on verra. Nicolas nous appelle pour nous dire qu’il sera de la fête. Il partira également sur 2/3 tours. On le verra au départ c’est toujours ça.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Gometz est un village très accueillant. L’organisation est aux petits soins, les bénévoles sont adorables et c’est
    encore un plaisir d’être là, sans stress, uniquement pour partager un bon moment. Le temps est couvert et il fait frais mais je décide de partir en court avec des manchons. Le règlement prévoyait
    un litre d’eau minimum mais je vois plein de petites gourdes sur les coureurs voire rien du tout pour certains. J’ai encore pris mon wasp pour être tranquille. Et puis, chacun fait ce qu’il veut
    après tout, je <span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span>ne suis là pour mon plaisir en bon égoïste.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Toute la semaine, je me suis senti fatigué avec mal aux jambes. J’ai mal encaissé la double sortie longue du we
    dernier à laquelle il faut ajouter nos séances de côtes et les séances de piste à rallonge. Je bouffe aussi un peu n’importe quoi, je m’hydrate mal et je&nbsp;zappe aussi les étirements. Une fois
    de plus, je paye une certaine négligence ou plutôt une volonté inconsciente de ne pas tout sacrifier à la course à pied. S’astreindre à des entraînements déjà difficiles oui mais sans contrainte
    derrière.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Je suis donc sur la ligne avec quelques craintes et les jambes déjà bien lourdes. Boum c’est parti&nbsp;! Et ça
    grimpe dès le début. Au bout de 100m, je suis déjà essoufflé, j’ai le cœur qui monte haut et les jambes qui commencent à tirer. Je suis Eric pendant 1km puis je le laisse s’éloigner. D’ailleurs,
    j’ai l’impression que tout le monde me double et cela me met un coup au moral. Je me dis que je ne vais pas faire long feu.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Combien de tours font les autres coureurs&nbsp;? Partent-ils plus vite sachant
    qu’ils n’iront pas au bout&nbsp;? Je m’interroge, ça me perturbe. Je décide de rentrer dans ma bulle.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Le parcours me plait moyen. On traverse des bouts de forêt entre des lotissements sur des chemins pas terribles et
    assez casse-gueule, avec des racines, des branches qui pendouillent un peu partout, quelques traversées de champ. Il y a néanmoins des passages sympas. Nous passons sous un tunnel éclairé par des
    bougies. Enfin, il y a des bougies mais on y voit rien&nbsp;: attention à la chute&nbsp;! Je coure en soulevant les genoux histoire de ne pas trébucher. Puis il y a le clou du spectacle&nbsp;: la
    traversée du viaduc des Fauvettes par dessus puis en dessous 3km plus loin.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Il faut avouer que là haut, la vue est imprenable. Il y a même un mec qui propose des sauts à l’élastique. Je me
    serai bien arrêté pour essayer. Globalement, on tourne un peu en rond car on entend souvent le micro de l’organisation. On passe plus ou moins aux mêmes endroits ce qui rend les possibilités de
    triche énormes. Eric me dira après qu’il en vu certains faire des coupes. En ce qui me concerne, non. Faut dire que je m’en fous royalement. Le parcours est difficile, avec pas mal de petites
    montées qui obligent à relancer, quelques slaloms entre les arbres. Il a plu beaucoup la veille et il y a de la boue.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Bref, c’est certainement du à mon manque de forme mais je ne me sens pas bien là-dessus. La 1<sup>ère</sup> boucle
    sera donc chiante et dépourvue de plaisir. Durant la semaine, j’ai contracté une vilaine ampoule au gros orteil gauche que je n’ai pas réussi à éradiquer genre je la soigne et rebelote au footing
    suivant. Je lui ai collé un pansement, un sparadrap et une espèce de mini-chaussette achetée en pharmacie. Je sens la petite chaussette qui a quitté son orteil et l’ampoule recommence à me faire
    mal. La douleur m’occupe bien le cerveau et je ne pense quasiment qu’à ça. A 2km de la fin du parcours, je croise Nico qui m’encourage, il a l’air vachement bien et m’a déjà mis un bon ¼ d’heure
    dans la vue. A la fin, ce sont des marches en rondin qu’il gravir (36 il paraît) car c’est raide et assez hard. Bon en même temps, raide et hard ça va souvent ensemble… Je n’ose imaginer ce que
    cela sera les tours suivants. Je la boucle en 1h05’ et pas d’Eric au ravitaillement. Il a du bien gazer le bougre ou c’est moi qui me traîne comme une bouse. Le ravito est super, il y a à peu
    près tout ce que l’on veut en quantité. Je m’arrête 1’ et je repars.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Ça va un peu mieux sur cette seconde boucle. Je connais le parcours et le fait d’avoir des repères fait que cela
    passe plus vite. Les jambes vont mieux et surtout le souffle. J’ai eu la flemme d’enlever ma chaussure pour remettre mon chausse orteil et je me dis que si je pense à mon ampoule, j’oublierai un
    peu le reste et finalement, c’est supportable. Je souffre moins et au miracle, je reprends des coureurs. Comme toujours quand ça commence à durer, on discute avec les autres. Lorsque les
    1<sup>ères</sup> douleurs arrivent, on ressent le besoin de parler alors qu’au départ, chacun est au taquet dans sa course. Courir longtemps est un facilitateur social. Nous les coureurs on doit
    être un peu coincé à la base et il nous faut un petit paquet de km avant de communiquer avec les autres.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Donc je parle et d’autant plus facilement que je me sens plutôt bien. Au tunnel, on est à peu près à 2km, ensuite
    vers le 4<sup>ème</sup> km au dessus du viaduc puis à 7km au dessous. Des grimpeurs s’attaquent à un des piliers du viaduc, je suis admiratif car les prises ne sont pas évidentes. J’ai tronçonné
    le parcours et je me focalise sur ces petites étapes. Disons que ça passe le temps. A la fin de la 2<sup>ème</sup> boucle, j’aperçois Eric au loin et je reviens sur lui. Soit je vais mieux soit
    il va moins bien. Quoiqu’il en soit, nous arrivons quasiment ensemble au ravito. Je prends 5’ pour me restaurer, remplir ma poche à eau avec de la boisson énergétique et je remets en place mon
    chausse orteil qui se baladait depuis 12km dans ma chaussette.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Au départ de la 3<sup>ème</sup> boucle, les jambes commencent à faire mal mais j’arrive à maintenir un bon rythme.
    On va dire que je n’allais pas bien vite au départ mais je ne vais pas moins vite 2 tours plus tard alors que certains commencent à ralentir. Je sens que je pourrai encore courir longtemps à
    cette allure. Je m’éloigne d’Eric qui a un peu de mal et on décide ensemble avant de se quitter d’arrêter à la fin de cette boucle. Je finis avec les jambes endolories mais je sens que je pourrai
    boucler les derniers 2 tours sans trop de problème. Ça me chatouillait d’essayer de finir en moins de 6h, j’avais 2h30’ pour cela. Néanmoins, il est raisonnable d’en rester là et de se préserver
    pour la suite. Le trail de Gometz n’était pas un objectif au départ mais la matinée fut positive au niveau de ma préparation sur un terrain pas évident.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Eric arrive quelques minutes plus tard et nous traînons un peu au ravitaillement. Sandwich, bière artisanale et
    bouteille de vin en cadeau nous laissent un très bon souvenir de cette course. Nous discutons avec les bénévoles avant de repartir pour Issy les Moulineaux. Le parcours ne m’a pas emballé mais
    l’organisation et l’accueil étaient parfaits donc au final, ce fut un moment très sympa avec les potes du club.</span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 13 Oct 2009 22:01:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">85c35708df0680e3d94dd1f34f0a7656</guid>
                <category>Récits de courses</category>        <comments>http://runfredo.over-blog.com/article-gometz-le-chatel-37488662-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Une bonne nuit pour courir]]></title>
        <link>http://runfredo.over-blog.com/article-36619543.html</link>        <description><![CDATA[<p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Il suffit qu’une petite course se présente et je succombe illico presto à ses charmes.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Il y a 3 semaines, après un abandon à la CCC et une remise en cause de mes envies de course, je décide de revoir
    mes objectifs sportifs. Convaincu qu’une année sabbatique me ferait le plus grand bien, je pars dans l’idée de ne courir que quelques footings pour le plaisir. Mais voilà, comment dire… la
    flamme… la passion… enfin j’aime courir quoi, j’adore m’embarquer dans des tranches d’aventure dans lesquelles je me sens vivant, bien dans ma tète.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Bref, ce petit problème de conscience étant rapidement évacué, je me suis mis à la recherche d’une course. C’est
    facile, en France, il y en a 6000 par an et je n’ai que l’embarras du choix dans cette période prolixe en offres d’épreuves.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Je m’inscris à la «&nbsp;Noctutrail&nbsp;». C’est un trail nocturne de 16km à Rosny sur Seine (78) près des
    Mureaux. Enfin, 16km affichés sur le site de la course, 17km annoncés au briefing et au final, 18km constatés sur les GPS des coureurs. C’est tout le charme du trail, il ne faut jamais se fier
    aux distances officielles, il arrive assez souvent qu’on se tape un peu de rab et ça tombe bien, j’adore l’imprévu. C’est là que j’y ai couru mon 1<sup>er</sup> trail, «&nbsp;le trail de la
    Vallée de Sully&nbsp;» en 2002, embarqué par Christian, précurseur du club dans la discipline. C’était la version diurne de 35km et à l’époque, nous n’étions même pas une centaine sur la ligne.
    Je me souviens des cafetières, des bières et des gâteaux maison sur les tables des bénévoles.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Je n’ai trouvé personne pour m’accompagner. Le forum du club n’a pas trouvé d’écho à ma balade du soir. Tant pis,
    la météo s’annonce pourtant clémente et samedi après midi, je prépare consciencieusement mon sac de course. Je partirai avec mon wasp et 1,5 litre de boisson énergétique histoire de maintenir la
    glycémie à un niveau constant. C’est un peu trop pour 17km mais autant garder une stratégie d’hydratation qui fonctionne bien et je ne risque pas le coup de pompe à 5 bornes de la fin. Je prends
    2 lampes frontales au cas où, un buff et des manchons si le temps se rafraîchit trop.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Direction Rosny sur Seine à presque 60 bornes de la maison. La nuit tombe et alors que tous les banlieusards
    descendent faire la chouille sur Paris, je pars dans l’autre sens pour aller courir en forêt. J’aime bien les trucs à contre-courant, c’est aussi ça qui me plait dans le trail. Le lendemain,
    c’est le Paris-Versailles, la course mythique aux 20000 participants et sa fameuse côte des gardes.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Tout le contraire ici, je retrouve un peu l’ambiance des débuts&nbsp;: peu de monde, des bénévoles attentifs et
    dévoués préparant le ravitaillement d’après-course et une atmosphère amicale loin de toutes les grandes manifestations.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Je me sens bien, détendu. Pas de queue pour retirer&nbsp;le dossard, je prends le temps de sourire aux bénévoles,
    de parler avec eux, sans stress. Après un rapide briefing de l’organisateur, nous nous dirigeons vers la ligne de départ. Nous sommes environ 160 inscrits. Je discute un peu avant le départ, il y
    a surtout des coureurs du coin et beaucoup partent sans eau ou avec juste un petit bidon de 600ml. Je pense que ce n’est pas pénalisant dans le cas présent. Il fait bon, le ciel est étoilée et la
    température juste comme il faut. Je ne regrette pas un seul instant d’être ici.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Bang c’est parti&nbsp;! Ça parle un peu au départ. Des coureurs partis en groupe échangent quelques conneries
    d’usage. Je suis toujours bon public dans ce genre de situation. Je suis là pour le plaisir et pour profiter de ces bons moments. Et puis, l’excitation des départs engendre toujours une espèce
    d’euphorie collective. Chacun est content d’être là. Généralement, ça se calme dès la première montée.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">D’ailleurs, on monte dès le début. Ce n’est pas bien raide mais long et régulier, suffisamment pour
    faire&nbsp;grimper un peu&nbsp;le rythme cardiaque. Arrivé en haut, mon téléphone sonne, c’est Anne-Paule qui prend des nouvelles, je lui réponds assez essoufflé que tout va bien. Je regarde mon
    cardio / GPS et l’écran est vide. Merde, c’est ma batterie qui me lâche. Cela fait plusieurs fois que mon Garmin montre des signes inquiétants. Malgré une recharge complète, il s’éteint. C’est
    ennuyeux mais d’un autre côté, ce n’est pas plus mal d’oublier les chiffres et de courir aux sensations sans aucun repère. Peu<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> après, je sens un truc
    humide dans le dos. Ma poche à eau fuit&nbsp;! Merde, le bas du sac est mouillé puis très rapidement la contagion gagne le dos et les fesses. Décidément, c’est la poisse. En plus, c’est de la
    boisson énergétique bien collante… Pas grave, je me dis que c’est peut-être un léger surplus de boisson et je pompe sur le tuyau en espérant que ça va s’arrêter. La montre, puis la poche à eau,
    manquerait plus que le bonhomme ait une défaillance.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Je sens que j’ai des jambes. J’avale une seconde longue montée sans forcer. Parti dans les derniers, je double pas
    mal de monde. Ma poche à eau continue à fuir mais je n’ai pas envie de m’arrêter. En haut de la côte, nous arrivons sur un petit pont en bois éclairé de part et d’autres par des bougies. C’est
    super mignon et j’en profite pour essayer de stopper l’hémorragie de liquide énergétique. Je refais la fermeture du sac et repars. J’ai perdu 30 secondes tout au plus et j’ai l’impression que ma
    poche ne fuit plus.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Je repars comme un bolide, j’ai des sensations extra, je reviens rapidement sur tout ceux qui m’ont passé et je
    les double avec facilité. Un gros coup de cul me fait marcher pendant 10 mètres puis je relance. Le parcours n’est pas technique, ce sont essentiellement de longues montées suivies de longues
    descentes. Les jambes sont nickel, je n’ai aucun échauffement dans les cuisses. C’est tout bon.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">J’enchaîne les montées et les descentes tout en continuant à doubler, surtout dans les montées où la plupart des
    coureurs marchent. Je profite de ma forme du moment. Je bois beaucoup. Le balisage est parfait, des bénévoles sont placés dans tous les changements de direction. Ils encouragent systématiquement
    les coureurs, c’est génial et je leur renvoie un merci&nbsp;à chaque fois&nbsp;en retour. Sincèrement, je ne vois pas le temps passer, c’est du plaisir pur avec des chemins en monotrace assez
    roulants. J’en profite pour appuyer chaque fois que c’est plat ou en faux-plat descendant. Sur les montées, je raccourcis la foulée, mouline avec les bras et garde un bon rythme.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">J’ai un petit objectif secret qui serait de faire moins de 2 heures mais je sens que je pourrai descendre encore
    en dessous. N’ayant aucun repère, je ne me pose pas de question et file bon train. La nuit est tempérée et claire, je n’ai pas froid, je n’ai pas chaud, les conditions sont parfaites. Peu avant
    la moitié, 2 gars me dépassent, un petit trapu et un grand balèze. J’appuie un peu pour leur coller aux fesses. Je sens que le cœur s’emballe mais je décide de tenter le coup. 200m plus loin, ils
    marchent pour boire… Fais chier, du coup je maintiens mon rythme et espère qu’ils ne reviendront plus.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Je suis en forme c’est indéniable. Vers la moitié du parcours, nous arrivons sur une descente bordée de bougies.
    Un ravitaillement en eau est présent mais je le zappe évidemment. Encore des bougies, un petit pont éclairé, des spectateurs qui nous poussent dans la nuit et des bénévoles aux petits soins. J’ai
    la jauge à bonheur au maximum, j’ai envie de courir toute la nuit, une espèce de sourire béat aux lèvres. Qu’est-ce que c’est bon&nbsp;!</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Le décor change soudain. On attaque une montée un peu plus technique dans les pierres et soudain le parcours part
    direct dans les bois. Plus de chemin, des feuilles, des pierres, des petites buttes, des arbres et des branches à éviter et rien que du balisage pour sortir de là. C’est génial, j’adore.
    Forcément, le rythme n’est plus le même, il faut bondir, anticiper, le tout à la frontale en percevant les détails au dernier moment. C’est le pied et en plus, je passe cette partie seul. Quelles
    sensations&nbsp;!</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Retour sur le chemin, je continue à doubler des coureurs car on enchaîne des passages pas très roulants et les
    jambes sont encore bien. Des buttes assez raides de 3/4 mètres qui s’enchaînent, un petit devers entre les arbres puis retour sur le chemin. Cela revient derrière, petit trapu et grand balèze
    sont encore sur mes talons. Mince… On arrive sur une longue boucle en épingle à cheveux. Elle commence par une descente très raide et glissante suivie d’une remontée équivalente… raide et
    glissante donc. Je monte avec petit trapu et grand balèze. Dans le raidillon, je demande à petit trapu où on en est. Il me répond 13,6km et 1h17’. Petit calcul dans ma tète et je me dis
    qu’1h45/1h50 c’est jouable. Ça me booste et dès que le terrain devient moins raide, je repars. Je coure toujours aussi bien, je suis super motivé et je lâche de nouveau petit trapu et grand
    balèze. 4,5km, c’est rien du tout et je décide de ne rien lâcher.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Peu après, petit trapu et grand balèze reviennent encore sur moi… Petit trapu est fort mais grand
    balèze&nbsp;semble accuser le coup. Ce n'est pas grand chose certes mais il reste un peu en retrait et ne parle plus. Ce sont des signes qui ne trompent pas, il commence à être dans le dur. Du
    coup, je discute avec son pote. A 1h42 de course, petit trapu me dit qu’il reste 700m mais un bénévole nous annonce 1,5km. Ouééé vive le trail&nbsp;! On maintient un bon rythme sur un terrain qui
    comporte quelques pièges. Petit trapu manque de se rétamer sur un double virage serré. Je lui dis que ce n’est pas le moment de se planter. Grand balèze s'éloigne progressivement. On reconnaît la
    fin du parcours qui est identique au début. Petit trapu accélère et me lâche à mon tour&nbsp;alors que les cuisses commencent à durcir. Je double encore un coureur et revient vite sur un autre à
    quelques mètres de l’arrivée. Il sent venir le coup et accélère à l’entrée de l’école qui marque la fin de la course.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Je passe la ligne juste derrière lui en 1h49’47’’. C’est ce qu’annonce le panneau d’affichage tout au moins. La
    distance frise les 18km ce qui m’autorise un petit 10km/h. Je suis aux anges, les jambes tirent un peu mais rien de méchant. Je me dirige gentiment vers le buffet et engloutit goulument 2 soupes
    de légumes maison bien chaudes et quelques tucs. Hum c’est trop bon&nbsp;! J'évite la bière. J’ai même pas envie de partir, je traînasse encore un peu le temps de gagner une paire de lunettes de
    soleil au tirage au sort. Pratique pour la prochaine course de nuit. Un p’tit coup de fil à Anne-Paule pour lui dire que tout va bien et je rentre tranquillement en voiture.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Alors au final&nbsp;?</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">J’ai pris mon pied tout simplement. Je pense être en forme et cela s’est vérifié sur cette course. Je le sentais
    plus ou moins sur mes footings. Je compte bien en profiter tant que les jours sont cléments. Mais toujours aucun excès cette fois, je compte bien garder la même philosophie... ou pas<img border=
    "0" src="http://fdata.over-blog.com/pics/smiles/icon_razz.gif"></span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 28 Sep 2009 14:42:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">23c2c22fdda7f19dcc0b30375a9fd6d1</guid>
                <category>Récits de courses</category>        <comments>http://runfredo.over-blog.com/article-36619543-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Finalement]]></title>
        <link>http://runfredo.over-blog.com/article-34073256.html</link>        <description><![CDATA[<span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Après avoir tenté à 2 reprises de rédiger un CR pour la Trans'Aq, j'ai finalement jeté l'éponge. C'est trop dur. Je
  me contenterai de quelques photos pillées outrageusement sur l'album de Caroline qui a fait l'effort supplémentaire de porter un appareil photo. Et hop ! 200 grammes de plus pour la demoiselle !
  C'est pile ce qui séparait le poids de nos sacs, 5,8kg pour ma pomme et 6kg pour Caroline.<br>
  <br>
  <img width="500" src="http://idata.over-blog.com/0/27/13/93/Trans-Aq-2009/P1000454.jpg" height="375" class="CtreTexte"></span></span><br>
  <span style=
  "font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Calibri&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-hansi-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">
  <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">L’organisation a formé des groupes de 3 tentes de 3 personnes soit 9 personnes au total. Une première tente est
  occupée par Caroline avec 2 marseillaises, Marie-France et Valérie. Une&nbsp;seconde tente sera occupée par une équipe «&nbsp;La Famillau&nbsp;». Ce sont 3 sympathiques coureurs qui se sont
  rencontrés aux 100km de Millau et qui se retrouvent là-bas chaque année avec d’autres. Tout ce petit monde sévit sur le forum des 100km de Millau. Ambiance garantie. Je partage ma tente avec
  Gilles, un montagnard pur jus de Vars et Benad, un basque espagnol. Notre groupe de tentes porte le n° 6 et s’appelle «&nbsp;le désert&nbsp;» (tout un programme).<br></span></span><br>
  <img width="500" src="http://idata.over-blog.com/0/27/13/93/Trans-Aq-2009/P1000440.jpg" height="375" class="CtreTexte"></span>
  <p style="text-align: center;">
    <br>
    <br>
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Petite photo avec Caroline sur la jetée à Piqueyrot la veille du départ.<br></span></span>
  </p><img width="640" src="http://idata.over-blog.com/0/27/13/93/Trans-Aq-2009/P1000445.jpg" height="480" class="CtreTexte">
  <p style="text-align: center;">
    <br>
    <br>
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Le groupe "Désert" au grand complet le 1er jour.<br></span></span>
  </p><img width="384" src="http://idata.over-blog.com/0/27/13/93/Trans-Aq-2009/P1000448.jpg" height="512" class="CtreTexte">
  <p style="text-align: center;">
    <br>
    <br>
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Toujours le 1er jour du départ avec tout le matos sur le dos soit 7,3kg en tout.</span></span><br>
  </p><img width="640" src="http://idata.over-blog.com/0/27/13/93/Trans-Aq-2009/P1000450.jpg" height="480" class="CtreTexte"><br>
  <br>
  <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">La même chose pour Caroline. Elle a choisi l'option guêtres du désert très efficaces pour éviter que le sable ne
  pénètre dans les chaussures.<br></span></span><br>
  <img width="640" src="http://idata.over-blog.com/0/27/13/93/Trans-Aq-2009/P1000451.jpg" height="480" class="CtreTexte"><br>
  <br>
  <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Km8 sur la 1ère étape. On arrive sur l'océan pour 7km sur le sable. Heureusement, à ce moment là, la marée descend
  et le sable est dur.<br></span></span><br>
  <img width="384" src="http://idata.over-blog.com/0/27/13/93/Trans-Aq-2009/P1000453.jpg" height="512" class="CtreTexte">
  <p style="text-align: center;">
    <br>
    <br>
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">C'est énorme de courir à cet endroit là. J'ai vraiment adoré.<br></span></span>
  </p><img width="500" src="http://idata.over-blog.com/0/27/13/93/Trans-Aq-2009/P1000460-copie-1.jpg" height="375" class="CtreTexte">
  <p style="text-align: center;">
    <br>
    <br>
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Petit passage chez le doc à 12km de la seconde étape, ça sent déjà la fin...</span></span><br>
  </p><img width="640" src="http://idata.over-blog.com/0/27/13/93/Trans-Aq-2009/P1000469.jpg" height="480" class="CtreTexte">
  <p style="text-align: center;">
    <br>
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Au départ du 3ème et dernier jour pour moi.</span></span><br>
  </p><img width="500" src="http://idata.over-blog.com/0/27/13/93/Trans-Aq-2009/P1000478.jpg" height="375" class="CtreTexte"><br>
  <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Pour moi, l'histoire s'arrètera ici, sur la plage du Cap Ferret après 12km dans un 4X4 de l'organisation. On a beau
  se dire qu'abandonner est le meilleur choix, n'empêche que ça fout gravement les boules même après presque 2 mois.</span></span>]]></description>
        <pubDate>Tue, 21 Jul 2009 16:05:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">4bbcd1c23950d8f21932d3583326599c</guid>
                <category>Récits de courses</category>        <comments>http://runfredo.over-blog.com/article-34073256-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
 </channel>

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